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Mais où s’arrêteront-ils ??....
Vous connaissiez ma passion pour les tongs Havaïanas ; vous avez admiré l’objet sublime que j’aurais aimé trouver dans mon assiette le jour de la fête des mères… Et bien figurez-vous que les as du marketing me scotchent une fois de plus... Ils nous sortent l'air de rien ma nouvelle obsession de l’été : les tongs HAVAIANAS relookées par SWAROVSKI !!! Je les veux… Là, tout de suite, maintenant…
Alors oui, c'est vrai, je ne suis pas très "papillon" mais qu'importe, je prendrai la version "diam's" sur toute la lanière. Bon, évidemment ce sont les plus chères, elles coûtent juste 205 euros, mais écoutez il faut savoir ce qu'on veut : du glam sur les pieds ou pas !! D'autant que ces somptueuses parures pédestres existent en blanc, vert d'eau, magenta, noir, bleu, rouge, citrouille, chocolat, bleu, fuschia, lavande.... Tout est possible !! (Vous avez vu comme depuis quelques temps, tout est beaucoup plus chic : "citrouille" pour dire orange, "chocolat" pour dire marron.... bein oui, comme chacun sait, "orange" ou "marron", ça fait vraiment pas classe; alors que dire "chérie, je viens de m'offrir une magnifique veste citrouille", tout de suite c'est le top...et puis, ça a un petit côté "Cendrillon", non, bravo, il fallait y penser...)
Je précise également, pour ceux qui en doutaient encore, que le vernis "Rouge Noir" de CHANEL, qui normalement va venir orner vos pieds avant de les glisser dans vos démentielles tongs-bijoux, a été classé dans le COSMO de Juin comme étant le 2ème produit de beauté intemporel cultissime mondial. L'article s'appelle "11 valeurs sures : les produits de beauté cultes sur toute la planète". Autrement dit, de New York à Tokyo, en passant par Velloreille-les-Choye (ne riez pas, c'est dans le 70, on en apprend tous les jours...), la parure incontournable de tout ongle de pied moyen, c'est indéniablement le vernis rouge noir de Chanel; voilà, CQFD.
Alors bien sur, pour allez avec tout cela, il manque juste une chose : un peu de soleil... Non, mais ça va venir...
Il m’arrive un truc horrible, je suis consternée…
Voila, je vous explique, en Octobre dernier je vous avais fait une note intitulée « 2006, année noire pour les achats de chaussures » (et oui pardonnez-moi mais on va encore parler pieds sur ce blog…). Je vous parlais à cœur ouvert d’une espèce de psychose de l’achat de chaussures, mais dans le style « psychose tournée vers la notion d’échec », c’est un concept à moi. Autrement dit, comment systématiquement faire LE mauvais achat de chaussures. Bon… Vous aviez vu que j’avais pas mal rectifié le tir en 2007, on peut même dire que j’étais sur une espèce de courbe ascendante vers la guérison, et que dans mes achats de bottes hivernales j’aurais limite pu remporter le prix de « best shoe shoper of the year » (c’est également un concept à moi).
Bref, avant-hier, visite chez mon marchand de journaux habituel, partie pour acheter ELLE, finalement je repars sans ELLE mais avec 24 autres revues sous les bras, dont…. je l’avoue…. PUBLIC. Oui, bon, voilà, on va pas s’emballer, je suis très « people ». Je feuillette le truc tranquille à la maison, comme d’habitude, rien de transcendant… Sauf que mes yeux se posent, on ne sait trop pourquoi, sur une page de pub pour un film avec Sandrine Bonnaire et Pascal Légitimus. Oui, je sais, association étrange d’acteurs mais bon, c’est pas le propos.
Et là, je prends la baffe du siècle : Sandrine Bonnaire porte sur l’affiche du film les MÊMES CHAUSSURES QUE MOI !!! Non mais attendez, MES chaussures de 2006, les fameuses « sandales » sexy, hautes, ouvertes et tout le bazar, pour lesquelles j’avais finalement opté au bout de mon troisième échange pathétique chez MINELLI !! Sauf que là où il y a drame, c’est que Madame (Mademoiselle ?) Bonnaire les porte avec une espèce de robe serpillière de Mémé, pas un soupçon de classe sur elle, les ongles mêmes pas vernis, dans une espèce de position improbable qui donne à ces magnifiques chaussures un air d’équipement pour pieds de seconde zone (je vous ai mis la photo). Je suis consternée !! Et en plus je ne veux pas dire, mais pour un film qui sort au Printemps 2007, faire porter à l’actrice principale des chaussures de la collection MINELLI 2006, c’est pas le travail de styliste le plus remarquable qu’on ait pu admirer, hein !
C’est la loose totale, je suis atterrée… Ils nous auraient mis Alice Taglioni avec MES chaussures, les jambes sveltes et huilées, la pose de mannequin qui tue, les accessoires branchouilles pour aller avec, là d’accord ! Mais là, écoutez, franchement, Sandrine Bonnaire quoi, qui porte mes chaussures sans aucun effort de style, c’est la désacralisation totale de ma seule réussite shoping de l’année dernière…J’ai les boules… Du coup je suis obligée d’aller m’en racheter une paire pour cette année, c’est bête quand même !...
(Pour info, MINELLI a quand même sorti une collection de la mort pour cet été, il y a des coloris terrible genre rose poudré et taupe scintillant, les sacs assortis, c’est un véritable enfer tentateur, n’y allez pas…)
On pensait que l’hiver polaire revenait : hop, on ressort les moufles et le bonnet, et pour ma part les chaussons chauffants pour dormir. Et puis voilà que finalement le soleil est de retour, le manteau en laine devient super pénible à supporter dans le métro, et limite on pourrait sortir les tongs. Bon, ça en soi, c’est pas ce qui me gêne le plus, je suis « miss tong » de Juin à Octobre ; alors attention quand même, pas n’importe lesquelles non plus, hein ! Non, non, je porte exclusivement les tongs brésiliennes de marque « Havaïanas », le top du confort et du staïle. J’en ai 12.000 paires, de toutes les couleurs, avec des motifs, pas de motifs, le drapeau brésilien ou pas le drapeau brésilien. Bref, les tongs c’est la résurrection du pied 4 mois par an !
Sauf que, peut être avez-vous comme moi une certaine difficulté à assumer la transition « bottes talons hyper fashion - tongs brésiliennes hyper découvertes » (bien sûr, il est alors plus que jamais indispensable de refaire votre vernis des pieds super nickel, n’est ce pas Princesse 101…Le rouge noir de Chanel étant le basique le plus sûr, par pitié évitons les roses fuchsia ou les orangés douteux, au pire une jolie French pédicure si vous avez du temps et des sous à perdre). Bref, l’idée c’est que du coup, votre peau du pied n’est plus vraiment habituée à s’exposer comme ça, toutes voiles dehors, et que souvent il faut la réadapter à la sensation « tong ». J’entends par là la désagréable impression d’avoir une râpe à fromages entre les deux orteils, un peu comme si vous aviez mis des gaines de grand-mère tout l’hiver et que d’un coup vous ne portiez plus que des strings, vous voyez ?
Donc je ne sais pas pour vous, mais moi pendant genre 2 semaines, j’ai la peau super irritée entre les deux orteils, limite c’est une torture. Et alors, accrochez-vous bien, c’est là qu’entre en scène la révélation de l’année 2007 ! Je vous en avais déjà parlé en exclusivité lors de mon compte rendu du Salon International de la Lingerie de février dernier : voici l’apparition dans les rayons de nos grands magasins, dès le mois de Mai prochain, de la chaussette pour tong !
Alors je vous explique le truc : en fait vous avez le choix entre plusieurs modèles, du plus invisible au plus extravagant (à fleurs ou à plumes), et c’est la marque Olympia qui fait ça. Moi je trouve que le petit modèle à plumes est tout à fait ravissant ; je me demande même si je ne le porterais pas pour mes tongs de maison, vous savez celles qui sont réservées à l’usage domestique, pour faire genre « cocoon brésilien ». Sympa pour le soir : « Chéri j’ai sorti mes petites chaussettes à plumes pour mes tongs de maison, si tu es sage je mets le boa assorti et je t’attache aux barreaux du lit » Hum… Oui bon, je dérape là….
En tout cas, l’idée c’est donc de porter ces petites chaussettes, soit le temps que votre pied se réadapte au port de la fameuse tong, soit d’en faire un accessoire permanent si vous assumez le côté « je suis ridicule et j’aime ça », c’est vous qui voyez !
PS : si vous optez pour le port régulier de la tong tout l’été comme moi, et si vous ne voulez pas vous tapez la honte à la piscine avec toute la couche de corne incrustée que vous allez amasser là-bas dessous, n’oubliez pas de décaper vos plantes de pieds HYPER régulièrement …Je conseille la pierre ponce et la crème très exfoliante spéciale pieds à callosités épaisses (aux 5 acides de fruits et véritables grains de pierre ponce) de chez Scholl, très efficace…
Bon là ça devrait aller, entre la pub pour Olympia et la pub pour Scholl, faudrait pas pousser non plus !!
Il y a un truc terrible que je n’arrive pas à surmonter, c’est le froid. Entendez par là toute température inférieure à 23 degrés. Et oui, je ne sais pas, mon métabolisme est configuré pour vivre au soleil, et vous avez remarqué comme moi que Lyon n’est pas du tout une ville tropicale… Du coup, je me gèle 9 mois par an.
J’ai donc très souvent le nez glacé, la miche fraîche et les pieds congelés ; d’où un très grand désarroi au moment d’aller me coucher. Oui, vous savez, cette horrible sensation de rentrer dans des draps bien froids, surtout au fond du lit, là où mes pieds impeccablement vernis aimeraient trouver un radiateur miniature… Absolument impossible de m’endormir en grelottant littéralement sous la couette. Et ne venez pas me parler de l’Homme qui est censé vous réchauffer tout ça, et bla bla : le mien se couche au moins 1 heure après moi donc ça marche pas. J’ai testé pas mal de solutions : la paire de chaussettes (pas très sexy…), l’enroulage de pieds dans une couverture polaire au fond du lit (ça se défait chaque fois que je me tourne…), le rapprochement du lit au plus près du radiateur (pas hyper plaisant de se lever le matin en se cognant dans le mur…), le sur chauffage de la chambre au thermostat maxi, 2 heures avant d’aller me coucher (mais du coup j’ai une peau de croco et une soif de chameau…). Bref, j’ai fini par en arriver à deux extrémités peu avouables mais assez efficaces il faut bien le reconnaître : la bouillotte et les chaussons chauffants…
Evidemment je ne voulais pas d’une bouillotte de grand-mère en caoutchouc orange, j’ai donc fini par me jeter sur un modèle super élégant recouvert de matière polaire couleur chocolat, magnifique… Aussitôt remplie d’eau fumante, je me glisse avec ma bouillotte sous la couette et là… le bonheur… je la serre dans mes bras et une vague brûlante m’envahit alors des pieds à la tête… (Je remarque que cette phrase pourrait très bien s’insérer l’air de rien dans un bouquin érotique !) C’est une sensation fantastique car en plus, elle dure jusqu’à mon endormissement…
Parallèlement j’ai acheté un concept hyper intéressant d’équipement intime pour pieds : les chaussons chauffants aux graines de romarin. Oui bon, ne vous marrez pas trop vite, vous allez voir : il s’agit d’une espèce de chausson montant absolument ignoble d’un point de vue esthétique qui dispose d’une semelle dans laquelle on vient glisser une poche de graines imprégnées d’huiles essentielles, préalablement chauffées au micro-ondes. Vous avez suivi ? Pour concrétiser le truc, je vous ai mis une photo… Alors certes, il faut IMPERATIVEMENT ne croiser PERSONNE au moment d’aller vous coucher avec ça aux pieds, et ne pas craindre l’odeur persistante de romarin dans toute la chambre, mais c’est diablement agréable ! Je soupçonne même le truc d’avoir une action bénéfique sur la circulation et de contribuer à l’affinement nocturne de la cheville. Vous savez, cette même cheville gonflée par une journée de marche intensive avec les bottes trop petites achetées en soldes…
Alors oui, bien sûr, j’aimerais autant pouvoir enrouler mes pieds, mes bras et même tout mon corps autour d’un radiateur pour lit, ou même d’une espèce d’homme gonflable chauffant, mais je crois bien que ça n’existe pas encore… Quelqu’un aurait moyen de développer un brevet ?? Je suis prête à financer les recherches…
Pour les fidèles de la première heure, vous aviez peut être lu à l’époque ma note intitulée « 2006, année noire pour les achats de chaussures ». Je vous y racontais non sans une certaine détresse comment je parvenais systématiquement à échouer dans le choix d’une paire de chaussures a priori tout ce qu’il y a de plus basique, obligée par voie de conséquence à me taper la honte en ramenant trois fois de suite ladite paire…
Mais attention ! Je suis très fière aujourd’hui de vous annoncer que 2007 sonne la fin du cauchemar : je suis en train de devenir super bonne acheteuse en matière d’équipements pour pieds ! Pas plus tard que la semaine dernière, je me lance dans un grand temple du shoping, cultissime en période de soldes, j’ai nommé les intemporelles Galeries Lafayette. L’objectif : repartir en moins d’une heure avec une paire de bottes épousant parfaitement mon mollet dodu, le tout à moins de 130 euros… Impossible, allez-vous me dire : je vous vous déjà ricaner, vous les sarcastiques fillasses de Vox que j’affectionne pourtant particulièrement !
Et bien figurez-vous qu’après un bref repérage des 40.000 paires de bottes de toutes marques étalées dans le rayon chaussures des Galeries, je saute sur une paire qui me regarde droit dans les yeux avec la ferme intention de lui faire sa fête, le tout en gardant évidemment un air très digne, genre non, non, je ne me rue absolument pas sur cette boite en manquant d’écraser tout le monde sur mon passage, y compris la blonde idiote qui me fait barrage et qui ne sait pas encore ce qu’il en coûte de faire ombrage à une brune scorpionne déterminée…
Je saisis dans un geste très solennel la botte droite, car évidemment ils ne mettent qu’un seul pied dans les boîtes, des fois qu’on aurait l’idée de piquer une paire sans faire sonner les 20 portiques qui séparent le rayon chaussures du parking, le tout en évitant l’injonction d’un vigile hyper baraqué. Bref, je me plie donc à la règle locale et enfile l’unique pied taille 39 à ma disposition ; et là un sentiment de plénitude m’envahit enfin, ça y est j’ai trouvé THE pair of shoes de mon début 2007 !! Massive de fierté devant le petit miroir, je me tourne à droite, à gauche, m’observe de dos, pas trop non plus j’ai un gros mollet, reviens de face, remonte le jean, plus haut, moins haut comme ça je vois ce que ça donne avec toutes les longueurs de pantalons ou pantacourts que je peux avoir dans mon placard. Test concluant !
La logique veut donc que je saisisse la gentille vendeuse pour qu’elle veuille bien m’apporter le deuxième pied, si possible sans trop la déranger dans sa conversation hyper urgente avec ses copines, heu, pardon, ses collègues. Mais à l’enfilade du pied gauche, je constate que tout ça est quand même un peu grand… Pourquoi pas, après tout, j’ai peut être perdu une autre taille de pied en persistant à façonner mon corps à la sauce « Fame » (pour ceux qui suivent et qui auraient lu les 5 choses déterminantes que vous ne saviez pas sur moi). Je réclame donc illico presto la paire COMPLETE en taille 38, sous les yeux dépités de la blonde du début de l’histoire, qui justement la voulait aussi ; mais, trop tard cocotte, j’étais prem’s !! Et bein oui, hé, ho, je me suis déjà tapée une année 2006 pathétique en achats de chaussures, je suis prioritaire pour 2007.
Pied gauche 38 : nickel. Pied droit 38 : affreusement serré sur le dessus du pied!! Non mais c’est pas possible je suis maudite ou quoi ? La vendeuse m’explique alors que c’est normal, le pied droit n’ayant pas été porté puisque planqué en réserve dans le stock, et donc étant plus rigide que l’autre qui a été enfilé par des dizaines d’autres pieds avant moi… Le truc sympa d’ailleurs, c’est toujours super agréable de se dire que d’autres femmes ont déposé leurs odeurs de pied dans ma chaussure. Bref, toujours sous le regard vide de l’autre blonde qui attend de savoir si je prends la paire ou pas, je refais un petit tour devant le miroir : droite, gauche, de dos mais pas trop… Je gigote pour voir si mon pied droit est encore vivant là bas dessous, je ne fais que demander à la vendeuse ce qu’elle en pense, si elle croit vraiment que le cuir va s’assouplir, si elle trouve que ça me fait des jambes fines, si elle pense pas que ça fait trop de plis en bas….
Et puis soudain, la décision qui sort de ma bouche tranche la tête de la blonde : « je les prends !! ». Bein oui attendez, déjà que j’ai pu faire rentrer mes mollets dans une paire de bottes, ce qui est extrêmement rare, si je peux en plus faire 50 euros d’économies (c’est tout ?...) et clouer le bec à une blonde qui me dévisage depuis 42 minutes, je ne vais quand même pas me gêner ! Bon, évidemment, depuis 3 jours, j’ai une douleur atroce au coup de pied droit, mais c’est bien connu, le cuir ça s’assouplit…
Cette année 2006 est pour moi une année noire en matière d’achats de chaussures. Je m’explique : pour la première année, j’ai voulu assumer ma grande passion pour les chaussures et me faire plaisir (c’était avant d’être obligée de repasser pour l’homme profil monoparental de ma note « fabulon c’est fabuleux », vous n’avez qu’à lire…).
Mais alors là, catastrophe, à chaque fois que j’ai acheté une paire, et bien en fait ça n’allait jamais dès mon retour à la maison avec le précieux paquet sous le bras ! Incroyable !! Soit j’avais mal aux pieds, soit je me rendais compte que je n’avais rien pour aller avec, soit mon miroir me renvoyait une image de mes pieds très déplaisante par rapport à celui du magasin, soit je n’arrivais même pas à faire 3 pas tellement les talons étaient fins et instables ! Alors c’est là que je m’insurge et que je vous demande : mais enfin, qu’est ce qui m’arrive ?
Comment peut-on être assez gourde pour ne pas s’en rendre compte sur place, avant de débiter sa carte bleue d’une centaine d’euros ? (et bein oui, vous avez sûrement remarqué comme moi que maintenant la moindre paire de pompes vous coûte un œil ; même chez André qui n’est quand même pas le temple du style en matière de shoes tellement ils mettent du synthétique de partout, et bien la moindre paire, c’est déjà 50 euros…)
Comme je suis une bonne copine, je vous livre la liste de mes grosses erreurs d’appréciation, en mettant toute ma fierté de côté :
- Avril : achat d’une paire sur e-bay, dans ma taille hein bien sur, mais qui en fait est trop grande (allez savoir qui c’est le gars qui se planque derrière tout ça et qui fabrique des 39 qui sont en fait des 40, vous voyez le genre…) ; dépitée par cette paire dont je ne peux rien faire, je la retourne au vendeur en faisant tout un cinéma pour qu’il me l’échange contre une autre que j’avais repérée sur son site, et cette fois je prends donc un… 38 ! voilà, je vois que vous suivez… Et oui, un 38, comme ça je suis sure que ça taillera enfin comme un 39. Je reçois ladite paire et je vous le donne en mille : trop petite… Bon alors forcément, au bout de 3 envois en colissimo à mes frais, vous vous doutez bien que j’ai laissé tomber. Résultat : j’ai une paire de chaussures 38 dans sa boite qui me nargue chaque matin dans ma penderie…
- Juin : canicule, et toujours pas de chaussures ouvertes mais néanmoins stylées dans lesquelles mes pieds peuvent respirer tranquille. Je pars donc en expédition vers Minelli, qui depuis 2 ans est dans une espèce de phase « revival », autrement dit refonte totale de son style, et propose des modèles hyper tendance dans des couleurs branchées. Je décide donc d’assumer ce choix de marque qui peut surprendre et je passe à peu près 1h30 dans la boutique, aux côtés d’un vendeur assez charmant (et accessoirement très patient..), car la collection doit comporter environ 2000 modèles. Talons, pas talons, pointus, bouts ronds, brides, fermées, ouvertes, noir, chocolat, toutes les tendances y passent, pour finalement m’arrêter pour un modèle chocolat dans le courant un poil rétro de la mode 2006, sorte de modèle salomé à talons bien stables. Le vendeur pousse enfin un soupir de soulagement en encaissant ma nouvelle acquisition… Mais une fois rentrée, je les essaie avec mes diverses tenues estivales et là, le drame : ça ne va pas du tout… Et puis cette couleur chocolat je ne m’y ferai jamais c’est pas possible. Désespérée à l’idée de voir se profiler mon 2ème échec d’achat chaussures de la saison, je retourne dès le lendemain dans la boutique Minelli, ou bien évidemment le vendeur se souvient très très bien de moi… Je fais un effort cette fois-ci et à la place de l’heure et demi de la veille, je me focalise sur un objectif de 45 minutes d’essayages pour réussir enfin à faire le choix optimal. Je repars avec une paire de chaussures, noires cette fois, pointues et à talons très fins, une espèce de basique de la saison pourrait-on dire. Je me précipite devant mon miroir en rentrant chez moi ; et là… je trouve le modèle plutôt pas mal, mais alors le problème c’est que mes doigts de pieds (surtout les gros) ne parviennent pas du tout à faire leur trou là-bas dedans ; autrement dit, je souffre le martyre tellement mes pieds sont comprimés dans ce petit bout de chaussure pointu !! Vous imaginez un peu ma tête là… Evidemment pas moyen de garder ça… Je Je prends donc mon courage à deux mains, et décide cette fois de retourner dans une autre boutique Minelli ; car dieu merci, ils ont eu la bonne idée d’en mettre plusieurs par ville ! (en tout cas dans les grandes villes) C’est une vendeuse qui m’aide cette fois-ci à faire un choix très audacieux : une paire de chaussures que l’on appelle dans le jargon « sandales » (mais qui n’ont rien à voir avec les sandales de grand-mère, vous me suivez quand même hein ?), très très ouvertes, très très hautes, mais alors diablement sexy : la paire parfaite ! Sauf que bien sur, moi qui voulait une paire de chaussures ouvertes, stylées, mais portables tous les jours, je me retrouve avec une paire de pompes magnifique mais immettables avec un jean ou une robe basique, puisque faites pour sublimer une robe de soirée ou une tenue de cocktail ; mais là c’est un autre débat. Je me tape quand même un peu la honte quand au moment de l’encaissement, je sors mon ticket d’échange et que la vendeuse s’aperçoit que j’en suis à mon troisième… Evidemment elle me le fait remarquer, ce qui m’oblige à limite me mettre à genoux pour l’implorer de me permettre de passer un été avec des chaussures qui ne me feront pas mal aux pieds… Ame charitable, elle accepte de m’échanger une fois de plus ces maudites chaussures…
Je suis obligée de vous avouer qu’à la suite de cet épisode, j’ai du acheter 2 autres paires de chaussures pour avoir quelque chose à porter au quotidien, car vous l’avez deviné, les fameuses chaussures Minelli diablement sexy, je ne les ai mises que 2 fois… J’ai donc investi dans un modèle onéreux de chez Bocage dont la semelle intérieure s’est décollée au bout de 3 jours, et dans un modèle de chez André (bein oui, pas de commentaire hein merci…) tout plastique qui m’a causé un corps hyper douloureux au petit doigt de pied gauche. Résultat : j’ai passé l’été dans mes 3 paires de tongs Havaïanas de l’année 2005…