11 posts tagged “gourmandise”
Qui veut m’accompagner au Casino Tropicana d’Atlantic City, et plus particulièrement au restaurant ultra hype du Casino baptisé « Brulée : The Dessert Experience » ? Non parce que, comment vous dire, Ladurée, Fauchon et tous les autres sont maintenant totalement dépassés…
Je vous explique : ce fameux restaurant propose le « Menu Crystal », un menu entièrement sucré, construit en 3 parties. Sauf que là tout est dessert !! L’entrée est un amuse-bouche sucré surprise du chef, le plat est une assiette de dessert, et le dessert est en fait un assortiment de petits fours. Vous me suivez ?
Mais LE dessert des desserts qui fait la réputation de la Maison, et qui figure au classement des 10 desserts les plus chers du monde paru dans le magazine Forbes, s’intitule « Brownie Extraordinaire » : il s’agit d’un brownie au chocolat tout ce qu’il y a de plus classique, sauf que dans l’assiette est posé un vaporisateur de parfum à l’ancienne en cristal de Saint Louis contenant un Porto très rare de 1996 « Quinta do Noval Nacional ». L’idée étant de vous vaporiser la liqueur brune dans la bouche entre deux bouchées de brownie… So so chic… And so perverse… (Le tout pour 1.000 dollars le dessert ; évidemment pour ce prix-là vous pouvez repartir avec le flacon de parfum !)
Voilà comment glamour, sensualité et gourmandise se rejoignent pour former le plus fabuleux des desserts décadents… Mon admiration la plus profonde au Chef Jemal Edwards !
« Mais oui je sais bien que je t’ai fait des infidélités, que j’ai avoué ma relation passionnée avec Ladurée, que je t’ai décrié dans une ancienne note ici sur Vox car oui, tu m’avais déçue… Mais combien de fois t’ai-je encensé, magnifié, personnifié !!! C’est ça l’amour, tu le sais bien : une succession de déclarations enflammées qui cèdent leur place à de cruelles désillusions… Et puis finalement, l’instinct du cœur revient, plus déterminé que jamais à reconquérir l’être tant admiré ! Tu sais, mon Fauchon, moi j’aime comme un Scorpion, tout en excès et en passion… Au fond, je n’attendais qu’un signe de toi pour te réaffirmer mon amour ! Et bien ça y est… Ce signe est arrivé… »
Bon, attention tout le monde, le grand Fauchon est de retour !!!
Les éclairs printemps-été 2007 débarquent, et alors, inutile de lutter, c’est tout à fait impossible… Je vous dresse le tableau : la pâtisserie FAUCHON affirme son style, créatif, gai et libéré. Là déjà, ça me parle : mais oui, de la liberté, de la sauvagerie, de l’insouciance, que diable !! Hum… Oui, bon… Figurez-vous que chez Fauchon ils nous sortent le grand jeu, tant visuel que gustatif. Admirez plutôt :
Éclair à la mangue : Composé d'une crème à la mangue fraîche onctueuse et d'un fondant à la mangue. (Bon déjà, la mangue et moi c’est une grande histoire d’amour, je suis foutue…)
Éclairs Chocolat Blanc et Thé Vert
Composé d'une crème au thé vert, d'un glaçage au chocolat blanc et décoré de petits ronds de pâte d'amande au thé Matcha. (Attendez, le truc qui tue, thé vert et chocolat blanc, mais que demander de plus pour être super zen en ce début d’été…)
Éclairs Fête des Mères
Crème fraise avec des morceaux de fraises fraîches et fondant à la fraise (Non mais là, ce n’est pas possible, vous avez vu la photo, la zébrure de fraises, moi je ne peux pas résister… Mais catastrophe, celui-là il n’est disponible qu’au mois de Juin !!!)
« Alors, écoute moi bien, petit tentateur… Je te donne une dernière chance de me reconquérir pour de bon (je t’ai quand même fait une sacrée pub pour ton œuf de pâques « diamant » qui, si ça se trouve, n’était même pas terrible) : ce Vendredi, je vais venir te voir place de la Madeleine, à ton petit pied à terre habituel. Je vais acheter ces éclairs de la mort que tu m’exhibes fièrement sous le nez, je vais même m’en faire mon repas de midi si tu veux tout savoir, je vais mordre dedans de manière sauvage et brutale jusqu’à faire éclabousser la crème sur mes doigts… Et si là, je ne sens pas monter en moi la jouissance gustative suprême, je te promets que jamais plus tu ne me verras saliver devant toi. Je te plaquerai définitivement pour Ladurée… »
Bon week-end de Pâques à tous…
Mon souci pour Pâques c’est que j’aimerais manger une religieuse à la violette de chez Ladurée plutôt qu’une poule en chocolat (je la laisse à ma fille qui me réclame 20 fois par jour « cocola maman »), mais qu’à Lyon nous n’avons pas de Ladurée !!!
(Non, mais je sais bien que je radote, je me dis juste qu’à force de le répéter, quelqu’un va bien finir par m’entendre… Je ne sais pas moi, le staff dirigeant de chez Ladurée par exemple… Non mais vous attendez quoi pour étendre votre suprématie 500 kilomètres plus au sud ???)
En attendant, je bave devant cette photo…
Pâques approche ; comme dit Lola, les vitrines des chocolatiers commencent à exhiber fièrement leurs poules, lapins et autres créations printanières. Ah… l’esprit de Pâques… Vous imaginez bien que je ne frémis jamais à l'idée de partir à la recherche d’œufs soigneusement planqués dans le jardin par Mamie Jeannette, puisque comme chacun sait, je vis le plus loin possible du moindre centimètre carré de pelouse.
Non, là où Pâques marque soudainement 10.000 points dans mon estime, c’est quand je découvre chez Fauchon la surprise gourmando-visuello-pascale de 2007 : l’œuf diamant…. (oui je sais, j’avais dit que je boycottais Fauchon, mais bon…)
Alors je vous explique : vous prenez un œuf en chocolat noir en forme de diamant (comme toute fille normalement constituée, je ne peux déjà pas résister à cette forme multi facettes sublime…), vous le remplissez de petits diamants en chocolat (l’association des mots « diamant » et « chocolat », déjà je n’arrive plus à respirer) et vous mettez tout ça dans un sublime écrin rose et noir que l’on dirait tout droit sorti de la place Vendôme (arrêtez, je suffoque…). Vous obtenez mon nouvel objet de convoitise…
Comme une idiote, j’ai passé deux jours à Paris cette semaine, et je vous le donne en mille : pour une fois, malgré ma traversée de la place de la Madeleine, je ne suis pas allée chez Fauchon… Non, cette fois-ci j’avais été prise d’une espèce de folie furieuse, un truc hystérique : j’étais dans le métro en train de reposer mes plantes de pieds des 2.012 kilomètres que je venais de parcourir, partiellement sous la pluie, dans un périmètre bien déterminé du 6ème arrondissement, quand soudain, mon regard fut magnétisé par l’affiche publicitaire massive qui me faisait face et surtout par la montre blanche magnifique qui en était l’objet… Donc je vous le fais : repos des pieds / hop le regard / la montre / je la veux / c’est elle / où est l’adresse / place de la madeleine / j’y vais. Voilà, ça se passe comme ça dans un esprit de consommatrice professionnelle. Bref, ni une ni deux, je déboule haletante place de la Madeleine, genre trouvez-moi ce bijoutier ou je fais une crise de tétanie, et donc là, je l’avoue, j’ai totalement délaissé la vitrine de Monsieur Fauchon. J’ai d’ailleurs super bien assumé mon infidélité en portant fièrement à mon poignet la montre de mon printemps 2007…
Sauf que voilà, maintenant que je suis de retour à Lyon avec ma belle montre, qu’est ce que je fais, hein ? Mon œuf diamant est à 500 kilomètres ! Ah, ah, mais attendez, on ne va pas m’avoir comme ça ! Vous vous souvenez de Monsieur Richart, le créatif, l’innovant, le surprenant chocolatier lyonnais dont je vous avais vanté les mérites lors de la Saint Valentin ? Et bien, heureusement il rivalise encore d’ingéniosité et nous propose pour Pâques une collection « chocolats de printemps » sous forme de ballotins de chocolats aux fourrages (drôle de mot, non ?…) tendres et pétillants : trinitario de Papouasie (késako ?? bon, on s’en fiche, ça a l’air top…) en ganache, pamplemousse et citron vert en coulis, caramel au miel de Provence en coulis… Rien à voir avec l’œuf diamant mais vous avez du remarquer comme moi que la vie vous joue parfois des tours cyniques, en vous faisant vous damner pour une montre au lieu de vous laisser vous jeter dans votre temple de la gourmandise habituel… Bon, mais on peut imaginer que les « chocolats de printemps » seront quand même une douce consolation à ma frustration fauchonesque !
PS : N’allez même pas chez Ladurée, ils nous ont sorti des petites cloches ridicules, sans intérêt… Même pas un macaron spécial Pâques, rien… Décidément on ne peut vraiment plus compter sur personne... Oui, Little Girl, je ronchonne, et alors !!!
Si aujourd’hui ma silhouette est a peu près harmonieuse (j’ai bien dit « à peu près »), il n’en a pas toujours été ainsi. Et oui je suis ce qu’on appelle une « femme yo-yo »… Mes courbes ont été disons, plus ou moins généreuses avec les années ! Je ne vous apprends rien, la vie est faite d’injustices tout bonnement scandaleuses.
Alors que ma jeune sœur, qui vit à Mexico et à qui j’ai l’obligation d’adresser un très affectueux salut ainsi qu’à toutes ses copines, en hommage à la fidélité de la communauté franco-mexicaine à la lecture de mes récits burlesques (bonjour les filles !!! ça va là-bas ? pas trop dur le soleil, la plage, tout ça ?), alors que ma jeune sœur écervelée disais-je, (que c’est bon de savoir que tu ne pourras pas répondre à cette note puisque tu n’appartiens pas à notre belle communauté voxienne…) a eu le culot d’afficher au sein de la famille des mensurations de rêve dès son plus jeune âge, je me battais pour ma part avec une sorte d’incapacité de mon corps à bien vouloir se comporter en ami. C’est toujours sympa de se dire que dès le départ votre enveloppe physique et vous ne réussirez jamais à vous entendre…
Et oui, dès l’enfance, mes bonnes joues et mes cuissots rondelets me permettaient d’amortir les chocs de mes cascades téméraires (mais néanmoins inconsidérées) de petite fille un peu trop dynamique. Rien à voir avec le garçon manqué hein, déjà à l’époque je soignais mes bouclettes et les plis de mes robes, mais plutôt dans le style comment braver les interdits en gardant mine de rien un air beaucoup trop angélique pour être crédible. Bref, si le rembourrage de mes fesses d’enfant pouvait avoir un aspect plutôt pratique à l‘époque, il va sans dire que j’ai quand même rapidement cessé toute activité risquée au profit de jeux beaucoup plus calmes (comme le collage de photos de Madonna dans tous mes cahiers, ou la création de chorégraphies version lac des cygnes sur du Richard Clayderman) où le port de graisse superflue n’était alors plus du tout nécessaire.
Evidemment, au lieu de me laisser tranquille, ce corps rebelle a décidé vers l’adolescence de me doter de seins plutôt généreux (une révolution dans la famille où les femmes arborent des torses en planche à pain de mère en fille) et de hanches à la Sophia Lauren. Je ne parle pas de mon arrière train qui lui, ne risquait pas de me laisser tomber. Dépitée à l’idée de ne pas ressembler aux filles qui avaient l’air de remporter tous les suffrages au lycée, je me défendais en faisant de mon visage une réplique de bonbon anglais où les dégradés de rose et de vert rivalisaient d’inventivité (au passage, merci Maman de m’avoir laissée sortir comme ça, la honte…). Un jour où l’expression « grosse vache » était sortie de la bouche d’un garçon emblématique pour arriver jusqu’à mes oreilles, j’avais finalement décidé d’employer toute mon énergie à lutter contre cet ennemi décidément bien embarrassant qu’était mon corps en plein épanouissement de toute sorte.
C’est à partir de là que je me suis mise à devenir une spécialiste de tous les régimes draconiens, crèmes miraculeuses et autres pilules aux algues immondes ou au pancréas de porc, sans parler des instruments de torture genre gant de crin ou masseur de cellulite électrique qu’on paie une fortune. Malgré mon extrême gourmandise, je réussissais quand même à perdre quelques kilos, et à imaginer, l’été venu, enlever mes vêtements sur la plage. De là à oser aller jusqu’à l’eau, non, faut quand même pas exagérer, le bronzage sur la serviette de bain c’est très bien pendant 5 heures d’affilée, on n’a absolument pas chaud ni envie de se baigner de toute façon. Bien sur, pendant ce temps là, ma garce de sœur allait et venait, sautillait guillerette jusqu’aux vagues, faisait des châteaux de sable, courait sur la plage, tout ça sans que le moindre excédent de peau ne vienne ballotter de manière disgracieuse.
Quand, totalement desséchée et dégoulinante de sueur, je me décidais à oser braver le regard des 400 personnes voisines de ma serviette, c’était en comptant sur le soutien compatissant de ma chère sœur qui, sur mes ordres extrêmement stricts, avait pour mission de me suivre à la trace jusqu’à l’eau, camouflant ainsi mon arrière train ramolli. Nous avions également mis au point une variante à cette technique : l’utilisation de la planche de surf en polystyrène avec laquelle ma sœur svelte et bronzée (j’ai oublié de préciser que je suis blanche comme un linge en toute saison…) adorait jouer, comme d’une sorte de paravent protecteur de ma démarche gênée jusqu’à cette p….. de flotte ! Inutile de vous dire à quel point elle se faisait engueuler quand elle ne positionnait pas ladite planche suffisamment dans l’axe prévu et qu’un centimètre carré de ma peau pouvait éventuellement avoir été aperçu par la foule ennemie…
J’ai aussi connu l’immense joie de ne pas avoir été reconnue par mes parents lors d’un retour de voyage en Angleterre. Cet été là, j’avais particulièrement profité de toutes les hérésies locales que sont la bière et la tournée des pubs, sans parler de la cuisine fort nourrissante des otoctones obèses qui m’hébergeaient… Au bout de deux mois, je ressemblais à un hamster déguisé en Obélix, et c’est en franchissant les portiques de l’aéroport en direction de mes parents, que j’ai soudain compris qu’ils ne me remettaient pas ! En plus de mes traditionnels excédents de bagages, je subissais un excédent de poids tout aussi impressionnant. Après avoir perdu la dizaine de kilos qui m’embarrassait, ma mère avait fini par m’avouer que c’était horrible pour une mère de ne pas reconnaître son enfant… (Merci Maman !)
Les années passant, j’ai réussi à rendre leur liberté à toutes les petites cellules graisseuses que je persistais à garder prisonnières de moi même ! Et depuis l’arrivée de ma fille je découvre le bonheur de ne plus me trouver énorme devant le miroir, j’imagine que tout est question de perception et de priorité finalement…
Je relaie donc ma chère Lola, qui elle-même a relayé Inoule, qui elle nous a quittés mais bon… (elle a quitté Vox j’entends), et donc je me lance dans le fameux questionnaire culinaire de la Saint Valentin qui circule je ne sais pas trop où, mais a priori sur la blogosphère (j’adore ce mot !). Pourquoi ? Parce que j’adore répondre aux questionnaires, parce que je trouve que répondre à ce questionnaire le 15 février au lieu du 14 c’est plus drôle, parce que je suis nulle en cuisine mais tellement admirative de ceux qui la font, parce que je suis hyper gourmande (mais néanmoins ultra disciplinée) et parce qu’associer dans ce questionnaire l’amour et la cuisine ça me plait bien (même si je ne saurais pas vous dire pourquoi).
1 - Quels sont les deux ingrédients que vous adorez associer en cuisine ? Généralement le sucré et le salé, genre le porc au caramel, le canard à l’ananas, vous voyez, quoi. Sinon, la coriandre avec un plat thaï, ce que je préfère… Enfin je précise que ce n’est pas moi qui les associe, je ne fais que déguster leur association ! Sinon, j’aime bien associer le jambon et la purée Vico, idéal pour ma fille le soir… (oui alors ça y est, je vous vois déjà débarquer, les grands moralisateurs : je suis une mère indigne, et alors ??)
2 - Quels sont les deux blogs que vous préférez déguster en ce moment ? Depuis longtemps j’aime Bliss in the Kitchen dont j’avais déjà parlé ici, mais comme personne ne lit, bon bein je recommence… C’est donc le blog de la copine d’une copine et je me régale à la lire. J’aime beaucoup aussi celui de Caroline Mignot, découverte sur Vox et exilée chez je ne sais plus qui. Elle donne ses supers adresses de restos parisiens avec photos des plats à la clé, moi qui ne mange jamais au resto à Paris, allez comprendre !
3 - Quels sont en cuisine vos deux plus grands ratages mémorables ? Oserais-je dire que pratiquement tout est ratage dans ma cuisine… Je me rappelle quand même d’une espèce de quiche maison à base de tous les restes de la semaine qui avait fini par terre à sa sortie du four, car bien sur, avec mes deux mains gauches, impossible de la faire arriver jusque sur la table…Et dans la série chute d’aliment, je me souviens aussi d’un bout de poulet qui avait volé à travers la salle à manger, victime de mon énervement contre mon homme de l’époque. Comme je n’avais pas osé lui envoyer à travers la figure, je m’étais défoulée en projetant ledit morceau de toutes mes forces contre le mur d’en face… Je sais, ça n’a rien à voir avec la question, mais bon je dis ce que je veux sur mon blog…
4 - Quelles sont en cuisine vos deux plus grandes réussites admirables ? Pfff… Y’a quoi d’autre comme question ?? Bon, allez, un super gratin dauphinois à la raclette et des cakes à la fleur d’oranger (que j’ai promis de faire goûter à Princesse 101…)
5 - Quels sont les deux ingrédients les plus fous que vous ayez associés dans une recette ? Il n’y a rien de très fou dans ma cuisine…
6 - Quels sont les deux menus les plus délicats que vous ayez concocté pour votre amoureux? Je suis obligée de sauter la question…
7 - Quels deux cadeaux culinaires aimeriez vous éventuellement (si vous êtes trop jeunes pour les diamants ou s'il n'y en a plus en magasin) recevoir pour la Saint Valentin ? Non alors moi je ne suis pas du tout trop jeune pour les diamants, j’ai même tout à fait l’âge pour en recevoir ! Bon, mais enfin si vraiment il n’y en avait plus sur toute la place Vendôme, j’opterais pour un gant super épais pour pas se brûler en sortant les trucs du four, en matière de l’espace là, un truc un peu en silicone (ça s’appelle une manique c’est ça ?) et un bol en inox qui bat les œufs tout seul. Je ne sais pas trop ce que je ferais avec, mais c’est trop beau pour décorer la cuisine…
8 - Si votre amoureux(se) vous offrait un billet départ-immédiat-pour-un-voyage-de-rêve le 14 février, quelles sont les deux destinations qui vous plairaient sans aucun doute ? Pour le 14 Février 2008 alors, hein, parce que là c’est loupé… Sans aucun doute l’Afrique du Sud et les Keys de Floride (on enchaîne les deux bien sur). Il y aurait aussi la Namibie, le Canada, l’Alaska, (mais oui je sais bien que je suis hyper frileuse, mais j’adorerais faire de la motoneige comme Bibifoc…), Hong Kong, Sydney, Los Angeles, et puis aussi mes deux amours New York et Pékin… Et oui je suis plutôt tourisme urbain, si possible les plus grandes villes du monde, je préfère. Non mais ma valise (ou plutôt MES valises) est toujours prête, je pars quand on me le demande, aucun problème je ne suis pas pénible ! (là-dessus en tout cas…)
9 - Quels sont les deux restaurants où il vous plairait le plus d'aller le soir de Saint Valentin ? Alors plutôt un autre soir d’ailleurs : La Tour d’Argent et Trois Gros (oui je sais, ce sont mes goûts de luxe qui ressortent, mais je me sens tellement subjuguée par une assiette de chef étoilé…non là je ne me serais pas vue vous répondre "Chez Marcello" ou "Aux baguettes d'Or"...)
10 - Quels sont les deux blogs (l'un culinaire et l'autre pas) que vous avez découvert dernièrement et que vous nous offrez de parcourir pour la Saint Valentin? Cuisine Campagne (ça a l’air trop bon, mais comment fait-elle ??) et le blog d’Aurélie de la Pontais , drôle et ultra féminin, j’adore !
PS : je ne sais pas si ce n'est que chez moi, mais Vox a planté chaque fois que j'ai écrit le mot "Saint Valentin"... Hum...
Parce qu’aujourd’hui on célèbre l’amour, je vous suggère de vous goinfrer de chocolats tentateurs, de déclarer votre flamme à ce ballotin enchanteur, de fondre de plaisir pour ses saveurs épicées, de laisser fondre dans votre bouche le goût du péché…
Bon, trève de plaisanterie, redevenons sérieux ! Je vous explique : RICHART, extraordinaire chocolatier lyonnais a pour particularité de travailler le chocolat avec des épices (curry, gingembre, poivre…), des arômes de fleurs et d’herbes aromatiques et tout un tas d’autres associations surprenantes au gré des saisons. Les ballotins de présentation sont tout aussi intéressants puisque ce sont des coffrets à tiroirs super design.
Alors pour la St Valentin , Monsieur RICHART nous a imaginé les ballotins « ZENITUDE » (il est sympa quand même ce Monsieur Richart…). Je vous laisse découvrir la description qui tue :
« Gorgé d' une ganache au cacao pur Venezuela et à l’infusion de vingt plantes aux vertus apaisantes, Zenitude laisse en bouche un sillage légèrement stimulant grâce à une pointe de malt (enrobage noir), un zeste de pamplemousse (enrobage lait) et une pointe de mandarine rouge (enrobage blanc). Accompagnés de chocolat en forme de cœur au doux message "je t'aime", ainsi que d'un tiroir de Petits RICHART choisis dans la famille aromatique de votre choix, ce ballotin messager aux mille pouvoirs vous rendra inoubliable à ses yeux... »
Alors franchement, au feu le bouquet de roses rouges, le flacon de parfum qu’on a déjà, la soirée interminable au resto, la bague or blanc diamants 42 carats (oui, bon là… quoi que…) moi je dis « Pour la St Valentin , rien ne vaut un ballotin » !
Et allez, c’est reparti ! Cette fois, un aller retour ultra speed, départ de Lyon 14h00, retour par le train de 21h30, entre les deux, du boulot et des rendez-vous… Mais vous imaginez bien que, malgré ce timing serré, la place de la Madeleine m’a vue débouller haletante et littéralement impatiente de me jeter sur le fameux éclair smoking de chez Fauchon (voir post précédent pour ceux qui vraiment auraient raté l’apparition de cet ovni dans le paysage gourmand parisien)… J’ai fait un peu de forcing pour écarter les badauds et autres touristes qui s’agglutinaient l’air un peu idiot devant la vitrine de gâteaux, dans le style « laissez passer, c’est pour une urgence ». Bein oui quoi, il y a des gens qui viennent quand même de loin et qui, en plus, chamboulent tout leur itinéraire métro pour faire un crochet par la Madeleine, le tout sans arriver en retard à leur rendez-vous de 17h00 à l’autre bout de la ville ! Donc je suis navrée mais tout cela mérite un accueil carrément sur mesure, avec accès VIP au rayon « éclairs d’automne », « éclair smoking » et accessoirement « madeleines »…
Mais là, je me trouve nez à nez avec la bûche Megève, qui trône en vitrine comme une espèce de tentatrice mystérieuse et hyper charismatique il faut bien le dire… Je vous dresse le tableau : « cette bûche de Noël est décorée de meringues au chocolat et nature et composée d'une meringue française aux perles de chocolat, de mousse au chocolat Guanaja 70% de cacao et de feuillantine praliné ». Vous avez vu la photo, moi je suis carrément amoureuse de ce nouvel objet gourmand, non mais sincèrement comment résister c’est pas possible… Sauf que je n’allais quand même pas me prendre l’éclair smoking ET la bûche Megève format 8 personnes, la honte… Je me suis donc rabattue sur un éclair smoking, un éclair d’automne aux marrons et une madeleine à l’orange. Je me suis battue avec moi-même pour ne pas m’offrir le mug Fauchon en noir ou en rose, les confitures maison aux parfums de l’espace, les boites de chocolat terriblement odorantes, et pourquoi pas dans la foulée un petit Saint Marcellin et un saucisson pistaché… Vous avez vu, la fille hyper raisonnable quand même ! L’employé qui m’a servie m’a quand même un peu énervée en refusant de me mettre tout ça dans un sachet papier et non pas dans une boite hyper voyante et beaucoup trop grosse pour rentrer dans mon sac ; l’idée était d’éviter d’arriver à un rendez vous professionnel avec une boite Fauchon dans les bras… Mais ce cher monsieur m’a expliqué qu’il n’avait pas le droit de mettre des gâteaux dans un sachet papier. J’ai donc bourré ladite boite dans mon sac jusqu’à ce qu’on ne distingue quasiment plus l’objet du délit…
Ce n’est qu’en m’installant précipitamment dans mon train de retour que j’ai pu enfin déguster mes précieuses acquisitions, un peu écrasées quand même… Evidemment il a fallu que je me retrouve à une place dans un espace à 4, ou vous vous faites donc face 2 par 2. Pas moyen de me goinfrer discrètement donc… Tant pis j’assume ! Je commence à déballer mes petites affaires quand le charmant petit couple de djeun’s en face de moi se met à sortir d’un papier d’alu deux sandwichs au jambon de toute évidence faits maison ; je me suis donc payée un instant de honte-culpabilité en étant obligée d’étaler sur mes genoux la fameuse boite rose très voyante et surtout logotypée de tous les côtés…. Je me suis trouvée odieuse avec ma boite Fauchon en guise de repas du soir, alors qu’en face de moi se mangeait sans grande conviction deux bouts de pain ramollis et pas très appétissants il faut bien le dire… Mais en même temps, je suis obligée d’avouer que ce sentiment s’est très vite dissipé ; et oui je sais c’est moche. Il faut comprendre que la priorité du moment était de mordre enfin dans l’éclair smoking qui me fait de l’œil depuis 1 mois et demi….
Et bien finalement…. quelle déception ! Ah la la, c’est terrible d’écrire ça je vous assure… Amer et avec une saveur très effacée pour ne pas dire absente, idem pour l’éclair aux marrons. Heureusement la madeleine à l’orange a relevé le niveau. Les mains couvertes de crème et la bouche encore pleine, je me suis acharnée à faire rentrer la maudite boite rose dans la toute petite poubelle près de mes jambes : voilà ce que tu mérites, décevante boite Fauchon et ton serveur maniéré, une vulgaire poubelle de TGV !! Non mais alors, c’est pas possible ça ! Fauchon c’est fini, la prochaine fois je me fais Pierre Hermé… Enfin, façon de parler…
Je vous livre aujourd’hui une recette piquée sur un blog culinaire dont j’ai oublié le nom (honte à moi…) et qui fera le bonheur des petits comme des grands (et de Little Girl aussi à mon avis…) : c’est un milkshake à la rose et aux pralines.
Quand j’ai annoncé à mon homme que je me lançais en cuisine pour réaliser ladite recette, il en salivait d’avance. Sa déconvenue fut grande quand il trempa ses lèvres dans le breuvage et senti le goût de banane que j’avais omis de lui signaler… Et oui, j’ai un homme pas drôle qui n’aime pas la banane, qu’est ce que vous voulez faire… Evidemment, pour ma première remise aux fourneaux depuis la première guerre en Irak, j’aurais pu éviter la banane dans l’histoire ; mais c’est là mon petit côté étourdi… « Ah bon, tu n’aimes pas la banane ?? » Au bout de plusieurs années de vie commune, c’est assez impardonnable finalement…
Bon, alors voilà la recette, c’est totalement divin, bien qu’hyper calorique… A réserver aux moments gourmands, tendres, voire même sexuels, c’est plein d’énergie ! Bon après vous faites ce que vous voulez ; ça marche aussi pour le goûter des enfants, le dimanche avec les beaux-parents ou le dessert décalé d’un repas à thème « pink » …
Ingrédient pour 4 personnes :
50 cl de lait entier - 1 yaourt velouté - 70g de pralines roses - 5 cl de sirop de rose - 2 petites bananes. Temps de préparation : 10mn. Niveau : facile. Coût : pas cher (si, si, c’est cher ! le sirop de rose de marque « Monin », le seul que j’ai trouvé coûte genre 7 euros la bouteille, et le sachet de pralines 6 euros ! non mais bon, faites le quand même c’est super original comme goût )1- Concassez les pralines roses et mettez en de côté.(non mais ça c’est impossible, c’est beaucoup trop dur, mixez-les direct)
2- Passez au bol blender (pour les non bilingues,ou ceux qui ne cuisinent jamais, voire même pour ceux qui n’ont pas une cuisine de 20 mètres carrés avec électroménager dernier cri, je précise que c’est juste un « mixer ») le lait, le yaourt velouté, le sirop de rose et les bananes. Ajoutez ensuite les pralines roses et mixer 5 min.
3- Mixez les 10gr de pralines roses dans un mini-hachoir et réservez.
4- Versez le milk-shake dans des verres et décorez le dessus avec les miettes de pralines roses. A déguster très frais.
Et voilà, je suis de retour de ma petite virée parisienne ! Il fallait quand même que je vous fasse part de mes dernières aventures dans notre belle capitale… Pour commencer, il faut savoir que mes pieds sont à ce jour totalement perdus pour la France , tellement ils ont arpenté en long, en large et en travers les couloirs du mythique métro parisien ! Je crois que je connais maintenant toutes les stations du réseau RATP, banlieue comprise… Du coup mes bottes Minelli de l’année 2005 (oui, ce coup-ci j’avais été super inspirée et ôh miracle, j’avais mis la main sur THE paire de shoes qu’il me fallait, en soldes en plus, et toujours chez Minelli… vous avez vu c’est une obsession !) sont tout simplement bonnes à jeter. Déjà à ce stade, pas très économique la virée parisienne, si d’office je dois me racheter une paire de pompes, et là pour cette année j’ai décidé d’arrêter la malédiction sur les achats de chaussures (cf. ma note de plus bas, pour ceux qui suivent).
Bon bref ! Vous pensez bien que ce n’est pas la douleur ressentie sous ma plante de pieds qui m’a empêchée de me ruer chez SEPHORA, chez LADUREE, chez FAUCHON, à l’expo Doisneau de l’Hôtel de Ville, chez Des filles à la Vanille, sur le pont Alexandre III parce que c’est MON pont à moi (tout comme le Brooklyn Bridge à New York, excusez du peu…), et c’est à peu près tout parce que j’avais quand même quelques rendez-vous de boulot à caser au milieu de mon planning shoping ! Et oui misère, il faut bien se donner un peu de peine pour mériter tout ça…
Alors, en ce qui concerne SEPHORA, bon c’est un grand classique hein, le temple du produit de beauté incontournable. Mais finalement ils font les crâneurs en ouvrant le magasin des Champs Elysées jusqu’à minuit, genre si vous ne pouvez pas venir la journée vous pouvez quand même faire votre shoping en nocturne tellement il faut aller chez Sephora pour vous transformer en beauté fatale ; alors qu’en fait ils ont pas tellement plus de trucs que dans les magasins Sephora de Lyon, donc j’étais un peu déçue. Ben oui je pensais trouver davantage de nouveautés, voire même d’exclusivités en direct live de New York City, style les marques de cosmétiques hyper branchouille d’outre Atlantique qui comme par magie se retrouveraient dans votre petit panier Sephora… Bon bref, je suis donc repartie les mains vides, un exploit absolu !
Je n’avais qu’à traverser la rue pour me retrouver devant chez LADUREE… Ah… Un grand moment de bonheur se préparait… Conformément à ma note « poule de luxe », je me suis ruée sur le macaron « Rosanis », vous savez la dernière nouveauté hyper pompadour, de même que sur globalement tous les autres parfums existants ; et j’ai même rajouté, soyons fous, un « saint-honoré rose framboise »… Comme souvent chez eux, je n’ai pas trop apprécié la « glaciale attitude » du serveur, mais bon… De là me voilà partie place de la Madeleine pour faire une razzia chez FAUCHON ; arrivée devant les fameux éclairs d’automne, j’avoue que j’ai reculé devant le défi de me faire le soir même le saint honoré et les 120 macarons de chez Ladurée, en plus des éclairs d’automne de Fauchon ; j’ai donc préféré l’option madeleines que je pouvais me réserver le cas échéant pour le petit dej du lendemain. Pas mal hein, le raisonnement ! Toutes les excuses sont bonnes ! Donc devant le stand madeleines, j’ai fait style, « vous m’en mettrez une de chaque parfum » ; bein oui, tant qu’à faire, autant se faire un gros petit dej pour affronter une nouvelle journée de torture pédestre ! Sur vos bons conseils, je pensais avoir le temps de faire un saut chez Pierre Hermé et Sadaharu Aoki, mais hélas il n’en fut rien car m’attendait ensuite l’expo photo de Robert doisneau à l’Hôtel de Ville.
Alors là, il faut imaginer que vous vous pointez devant une file interminable de gens qui comme vous, se pressent pour voir l’œuvre du photographe le plus humain qui soit, et donc forcément le plus populaire. Vous voyez un peu les files d’attente de taxis quand vous arrivez à gare de Lyon, bon bein c’était un peu ça, mais en pire. Et là bien sur, la pluie se met à tomber… Grand moment de solitude… Je ne parle même pas de mes cheveux lissés au fer à lisser le matin même, pour être quand même une Parisianista super digne, et qui de toute façon étaient déjà transformés en une matière ébouriffée à la Bridget Jones qui vient de se faire 10.000 kilomètres à pieds dans Paris. Mais bon, il y a quand même des limites, et de là à devenir en plus une espèce de silhouette fade et dégoulinante d’1 mètre 70, non !!
Mais comme les dieux étaient avec moi ce jour-là, figurez-vous qu’en jetant un œil dépité derrière moi, je m’aperçois que sur le trottoir d’en face, la vitrine du BHV fait étalage d’un rayon parapluies très attrayant ! Ni une ni deux, je fonce m’acheter en 4 minutes chrono l’objet qui va sans le savoir sauver ma journée : un magnifique parapluie pliant de la marque ISOTONER super extra plat ! Alors oui ça y est, je vous vois déjà « Isotoner, mais c’est des pantoufles pour mamies »… Certes ! Mais alors accrochez-vous bien, ils ont sorti une gamme de parapluies pliants hyper fashion !! Et vous savez pourquoi ? Et bien, parce que, je cite « le succès d’Isotoner repose sur une association inédite entre la technicité et les tendances de la mode ». Alors quand je dis 4 minutes chrono, c’était sûrement un peu plus, parce que j’ai quand même eu beaucoup de mal à choisir entre le modèle avec des petites breloques, le modèle manche boule translucide, le modèle avec de petits strass sur le zip de la housse et j’en passe… enfin bref je vous ferai un topo sur Isotoner une autre fois !
Prostrée sous mon parapluie miniature, et donc pas très couvrant il faut bien l’avouer, j’ai quand même attendu 1 heure avant de pouvoir accéder à la fameuse expo. Mais quelle joie de savourer le travail de Doisneau aussi bien mis en valeur ! J’ai quand même halluciné devant 2 cameraman du journal de France 2 qui harcelaient une pauvre maman avec son bébé en poussette pour qu’elle fasse et refasse le même petit passage devant une grande photo, pour faire style « oh tiens que c’est joli » de manière vachement naturelle vous imaginez. Cela veut quand même dire que même les reportages du journal télé, censés représenter un événement culturel populaire, sont délibérément mis en scène et orientés dans le sens voulu ; ça laisse imaginer à quel point on est berné par les reportages sur les infos plus cruciales de ce monde, mais là c’est un autre débat…
Pour terminer, je vous dirais que ma première soirée à Paris a été placée sous le signe de la dégustation de mes merveilles gourmandes devant M6 et « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux »… J’ai beau ne rien y connaître en cheval, je me pâme devant le magnifique Robert Redford et je pleure à chaque fois comme une madeleine… Et puisqu’on parle de madeleine... alors figurez-vous que les madeleines de Fauchon je les ai quand même attaquées ce soir là, avec une mention spéciale au parfum orange et au parfum caramel… terrible ! Quant au saint honoré rose et framboise, il avait mauvaise mine parce qu’il avait quand même beaucoup voyagé dans tout Paris avant d’atterrir dans mon assiette… Mais malgré ça, je peux vous dire qu’il était à la hauteur de sa réputation !
Et bien voilà, j’en ai terminé de ce très long récit de mes aventures de Parisianista totalement morte de fatigue à l’heure où je vous parle… C’est quand même moins éprouvant de vivre à Lyon !