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Jusque là, je détestais mes petites rides d’expression aux coins des yeux ; d’un autre côté, j’étais bien obligée d’admettre que je n’avais plus 20 ans, et que de toute façon mon plan d’attaque « je traque la ride » dès l’âge de 22 ans avait lamentablement échoué.
Pourtant j’ai scrupuleusement suivi les conseils des plus grands experts en soin du visage (j’ai nommé les très jeunes vendeuses sans rides de chez SEPHORA) : application de la crème hors de prix (le coût du produit au millilitre est effarant…) sur la zone concernée, lissage délicat du bout des doigts de la fameuse mixture, tapotage dynamique de la cerne pour redynamiser le truc, et hop on y va pour 8 heures de sommeil (dans mon cas, plutôt 10). Bon, jusque là, pas trop dur, juste ruineux… Et là je ne vous parle que de l’anti-rides contour de l’œil ; pour le traitement de choc du reste du visage (c’est mieux de tout faire quand même, histoire d’éviter d’avoir un regard jeune et lisse avec une peau de visage totalement défraîchie), multipliez le prix de votre mini pot contour de l’oeil par 25, vous obtenez le tarif de la cure de jouvence. Depuis dix ans que je m’exécute, je pense que j’aurais pu m’offrir une Mustang GT 500 ou équivalent. En même temps, il faut faire des choix dans la vie : la contrainte de la ride ou l’ivresse de la conduite sportive (« la contrainte de la ride », ça ne veut rien dire, mais vous avez sûrement cerné le sens général de l'expression).
Sauf que là où il y a comme une arnaque, c’est qu’à 32 ans et demi, je me retrouve non seulement avec des pattes d’oie aux coins des yeux (et ne me dites pas que c’est charmant, tout ça…) mais avec en plus deux sillons qui me parcourent le front depuis 2 semaines. Ils se sont creusés d’un seul coup, je n’ai rien vu venir… Je suis totalement effondrée…. Vous savez le pire, c’est que le fameux adage « les soucis font vieillir » n’est pas un mythe : comme par hasard mes deux tranchées frontales sont apparues en plein dans ma récente période « j’ai pris 10 ans tellement j’ai ramassé ». Bon bein voilà, j’ai vraiment pris 10 ans, je dois faire genre 42 ans et demi, les boules…
Mais attention, tout n’est pas perdu !!! Je viens de découvrir une nouvelle marque de cosmétiques baptisée GARANCIA qui lance sur le marché le « mystérieux repulpant facial », un sérum surpuissant parait-il. Le truc s’appuie sur la technologie de l’ethnobotanique, qui mise sur les pouvoirs de la nature; du coup, le produit en question mélange venin de serpent (je vous jure que c’est vrai), jus de citron frais, arnica, aloe vera, peptides anti-poches et anti-cernes (on sait pas trop ce que c’est mais bon…) et une mystérieuse plante d’Amérique du Sud. Alors chez GARANCIA, ils nous disent qu’il faut l’appliquer matin et soir, sous la crème, sur l'ensemble du visage en insistant sur les rides du front (ça m'arrange !) et les deux sillons naso-géniens (entre le nez et la bouche, vous savez, façon tête de boxer) ainsi que sur le contour des yeux. (je ne sais pas pour vous, mais moi « naso-génien » je trouve ça extraordinaire comme terme !)
Et si vraiment ça ne suffisait pas, pour 340 euros, vous pouvez investir dans le SAFETOX, un appareil électronique breveté de soin du visage (c’est un peu le Sport Elec de la ride). Alors on nous explique que chez les sujets plus âgés, avec des rides profondes incrustées, le Safetox permet de supprimer l'usage du botox ou de diviser par 3 la fréquence des injections. Fabuleux, non ? La crème au venin de serpent et le patch électronique collé au front, c’est sûr on doit se sentir plus jeune… Allez, je me donne encore 10 ans, après, j’arrête tout et j’achète la Mustang !
Pourquoi il faut toujours que je fasse plein de pub gratos à des marques de l’espace, quelqu’un sait ?
Admettez que dans notre belle époque moderne, on nous invente tout un tas de concepts incroyables, un lot de produits et services tous plus marketés les uns que les autres pour que nous, pauvres victimes, cédions à la tentation ! Bon moi la première hein, vous aviez compris… Pourtant je fais partie des gens qui s’émerveillent du talent de ces inventeurs de produits nouveaux ! Je suis baveuse d’admiration pour ces espèces de génie qui se disent un jour « tiens on va leur pondre le fond de teint fouetté à l’air ou le biberon-paille », vous voyez ce que je veux dire… J’aimerais avoir cette lueur d’inventivité et de créativité quotidienne, bien que parfois certaines de mes notes pourraient aussi s’apparenter à une espèce de loufoquerie artistique, oui je suis au courant !
Alors voilà, aujourd’hui je viens de découvrir un concept totalement nouveau : les cosmétiques pour parties intimes… Bon… Non mais je vous laisse 2 secondes pour digérer l’information… Voilà, donc je vous explique : Jaïlys est la première marque à lancer une gamme de produits cosmétiques dédiée à la beauté intime. Je cite : « Etonnant ! De nouveaux gestes, plutôt glamour, à intégrer dans votre quotidien de séductrice. Des formules aux ingrédients riches et naturels, qui respectent la flore microbiologique. Les deux ingrédients phares, extraits de grenade et de fleur de lys, se mêlent au frangipanier, pomme, noix de coco, abricot, coton, réglisse, amande douce, ajoutant une dimension poly sensorielle ». Mais oui, d’accord… Alors la dimension poly sensorielle de votre nouvelle crème de nuit pour foufoune, vous intégrez bien le concept là? Je pense que ceux qui sont encore plus forts, ce sont les illuminés qui rédigent les dossiers de presse et les descriptifs produits !
Ce qu’il faut savoir, c’est que la gamme se compose : d’une Crème Moussante dans un tube spécial anti-glisse associé à une capsule “disc-top” qui préserve l’hygiène (je vous jure je n’invente rien !) ; de lingettes déodorantes roulées selon une technique ancestrale japonaise (…) ; d’un Baume Hydra-Apaisant avec un flacon de forme oblongue et élégante qui tient bien dans la main (on parle de quoi là ?...) et d’un Soin Lubrifiant dont la formule hydrosoluble au léger goût sucré (ah mais ça ce mange alors…) est compatible avec l’utilisation de préservatifs (bon bein nous voilà rassurés !).
Je dis quand même bravo à cette nouvelle marque hyper novatrice qui se revendique « symbole du raffinement à la française en offrant une nouvelle dimension poly sensorielle »… Et bien comme ça on se couchera moins bête ce soir ! Allez, je me moque, mais quand même, je vais bien aller les acheter ces fameux produits qui vous refont une beauté de la foufoune !
Aujourd’hui je me dois de rendre hommage à cette belle marque de cosmétiques baptisée « GEMEY MAYBELLINE » et qui, normalement à terme, devrait s’appeler uniquement « MAYBELLINE » ; et oui voilà comment au fil des années, on change un nom de marque. Au départ il s’appelle GEMEY, puis il fusionne avec MAYBELLINE pour devenir GEMEY MAYBELLINE, et à la fin il dégage GEMEY pour s’appeler seulement MAYBELLINE… Mais, comme d’habitude, je m’égare car je n’avais pas prévu de faire un top marketing stratégique ce matin, mais plutôt le truc bassement matérialiste, à savoir un compte rendu sur un test produit…
Alors le produit en question, c’est cette merveilleuse invention appelée « Dream mat teint mousse » qui se définit, je cite, comme « le fond de teint mousse unifiant effet peau de pêche ». Vous savez, c’est la pub où ils nous disent que c’est la mousse fouettée à l’air ! Alors bien sur, j’ai passé pas mal de semaines devant ma télé à me demander ce que c’était que cette chose bizarre, une mousse fouettée à l’air qui devient fond de teint… Mais d’abord, c’est quoi exactement « fouettée à l’air » ?? Moi je connais la crème fouettée, mais bon il me semble qu’elle est fouettée avec un fouet à main dans un bol… Est-ce qu’elle est aussi fouettée à l’air ? Peut être qu’on peut aussi fouetter à l’eau… Ou alors, fouettée à l’air, ça veut dire que c’est l’air qui la fouette ! D’accord, mais alors concrètement comment ça se passe, vous le savez vous ? Et puis d’abord, c’est fabriqué où cette chose bizarre ? Dans des cuves dans une grande usine, dans un petit labo douillet dans des petits bols individuels ? Bon, toujours est-il que je me suis dit « ne mourrons pas idiote, une crème de fond de teint fouettée à l’air, ça s’essaie !! »
Ni une ni deux, je passe 2 heures chez Sephora, pas celui des Champs Elysées, mais mon mien à moi de Lyon, pour tester le fameux produit, et tenter de trouver la meilleure teinte pour ma carnation… Alors là vous savez bien comme moi qu’il faut mettre la teinte dans le creux du poignet mais alors pas trop au creux non plus parce que c’est trop blanc, donc légèrement sur le côté, hein, vous situez bien là, c'est-à-dire à exactement 1cm du bord, bref le truc qui rend fou… Donc à l’arrivée finalement vous choisissez votre teinte au pif. Je m’oriente donc sur la couleur « cannelle »… Bein oui pour une gourmande au moins c’est pratique.
Après m’être délestée de 12 euros pour 18ml de fond de teint de grande surface (no comment…), je décide donc de tester le fameux truc révolutionnaire annoncé par GEMEY MAYBELLINE… Et bien figurez-vous que je trouve ça très satisfaisant ! Et oui, c’est très couvrant donc toutes mes imperfections de peau (dieu sait qu’elles sont nombreuses, surtout avec tous ces changements hormonaux d’après grossesse…oui je sais j’ai accouché il y a 18 mois mais quand même…) sont masquées instantanément ! Le fini est très joli, pas besoin de poudrer par-dessus car je rappelle qu’il s’agit d’un « fond de teint mousse ». Donc à l’arrivée je dois admettre que la mousse fouettée à l’air c’est pas mal du tout comme concept… Et vous savez quoi, ils la font aussi en version fard à paupière ! Une bonne excuse pour retourner chez Sephora…
Et voilà, je suis de retour de ma petite virée parisienne ! Il fallait quand même que je vous fasse part de mes dernières aventures dans notre belle capitale… Pour commencer, il faut savoir que mes pieds sont à ce jour totalement perdus pour la France , tellement ils ont arpenté en long, en large et en travers les couloirs du mythique métro parisien ! Je crois que je connais maintenant toutes les stations du réseau RATP, banlieue comprise… Du coup mes bottes Minelli de l’année 2005 (oui, ce coup-ci j’avais été super inspirée et ôh miracle, j’avais mis la main sur THE paire de shoes qu’il me fallait, en soldes en plus, et toujours chez Minelli… vous avez vu c’est une obsession !) sont tout simplement bonnes à jeter. Déjà à ce stade, pas très économique la virée parisienne, si d’office je dois me racheter une paire de pompes, et là pour cette année j’ai décidé d’arrêter la malédiction sur les achats de chaussures (cf. ma note de plus bas, pour ceux qui suivent).
Bon bref ! Vous pensez bien que ce n’est pas la douleur ressentie sous ma plante de pieds qui m’a empêchée de me ruer chez SEPHORA, chez LADUREE, chez FAUCHON, à l’expo Doisneau de l’Hôtel de Ville, chez Des filles à la Vanille, sur le pont Alexandre III parce que c’est MON pont à moi (tout comme le Brooklyn Bridge à New York, excusez du peu…), et c’est à peu près tout parce que j’avais quand même quelques rendez-vous de boulot à caser au milieu de mon planning shoping ! Et oui misère, il faut bien se donner un peu de peine pour mériter tout ça…
Alors, en ce qui concerne SEPHORA, bon c’est un grand classique hein, le temple du produit de beauté incontournable. Mais finalement ils font les crâneurs en ouvrant le magasin des Champs Elysées jusqu’à minuit, genre si vous ne pouvez pas venir la journée vous pouvez quand même faire votre shoping en nocturne tellement il faut aller chez Sephora pour vous transformer en beauté fatale ; alors qu’en fait ils ont pas tellement plus de trucs que dans les magasins Sephora de Lyon, donc j’étais un peu déçue. Ben oui je pensais trouver davantage de nouveautés, voire même d’exclusivités en direct live de New York City, style les marques de cosmétiques hyper branchouille d’outre Atlantique qui comme par magie se retrouveraient dans votre petit panier Sephora… Bon bref, je suis donc repartie les mains vides, un exploit absolu !
Je n’avais qu’à traverser la rue pour me retrouver devant chez LADUREE… Ah… Un grand moment de bonheur se préparait… Conformément à ma note « poule de luxe », je me suis ruée sur le macaron « Rosanis », vous savez la dernière nouveauté hyper pompadour, de même que sur globalement tous les autres parfums existants ; et j’ai même rajouté, soyons fous, un « saint-honoré rose framboise »… Comme souvent chez eux, je n’ai pas trop apprécié la « glaciale attitude » du serveur, mais bon… De là me voilà partie place de la Madeleine pour faire une razzia chez FAUCHON ; arrivée devant les fameux éclairs d’automne, j’avoue que j’ai reculé devant le défi de me faire le soir même le saint honoré et les 120 macarons de chez Ladurée, en plus des éclairs d’automne de Fauchon ; j’ai donc préféré l’option madeleines que je pouvais me réserver le cas échéant pour le petit dej du lendemain. Pas mal hein, le raisonnement ! Toutes les excuses sont bonnes ! Donc devant le stand madeleines, j’ai fait style, « vous m’en mettrez une de chaque parfum » ; bein oui, tant qu’à faire, autant se faire un gros petit dej pour affronter une nouvelle journée de torture pédestre ! Sur vos bons conseils, je pensais avoir le temps de faire un saut chez Pierre Hermé et Sadaharu Aoki, mais hélas il n’en fut rien car m’attendait ensuite l’expo photo de Robert doisneau à l’Hôtel de Ville.
Alors là, il faut imaginer que vous vous pointez devant une file interminable de gens qui comme vous, se pressent pour voir l’œuvre du photographe le plus humain qui soit, et donc forcément le plus populaire. Vous voyez un peu les files d’attente de taxis quand vous arrivez à gare de Lyon, bon bein c’était un peu ça, mais en pire. Et là bien sur, la pluie se met à tomber… Grand moment de solitude… Je ne parle même pas de mes cheveux lissés au fer à lisser le matin même, pour être quand même une Parisianista super digne, et qui de toute façon étaient déjà transformés en une matière ébouriffée à la Bridget Jones qui vient de se faire 10.000 kilomètres à pieds dans Paris. Mais bon, il y a quand même des limites, et de là à devenir en plus une espèce de silhouette fade et dégoulinante d’1 mètre 70, non !!
Mais comme les dieux étaient avec moi ce jour-là, figurez-vous qu’en jetant un œil dépité derrière moi, je m’aperçois que sur le trottoir d’en face, la vitrine du BHV fait étalage d’un rayon parapluies très attrayant ! Ni une ni deux, je fonce m’acheter en 4 minutes chrono l’objet qui va sans le savoir sauver ma journée : un magnifique parapluie pliant de la marque ISOTONER super extra plat ! Alors oui ça y est, je vous vois déjà « Isotoner, mais c’est des pantoufles pour mamies »… Certes ! Mais alors accrochez-vous bien, ils ont sorti une gamme de parapluies pliants hyper fashion !! Et vous savez pourquoi ? Et bien, parce que, je cite « le succès d’Isotoner repose sur une association inédite entre la technicité et les tendances de la mode ». Alors quand je dis 4 minutes chrono, c’était sûrement un peu plus, parce que j’ai quand même eu beaucoup de mal à choisir entre le modèle avec des petites breloques, le modèle manche boule translucide, le modèle avec de petits strass sur le zip de la housse et j’en passe… enfin bref je vous ferai un topo sur Isotoner une autre fois !
Prostrée sous mon parapluie miniature, et donc pas très couvrant il faut bien l’avouer, j’ai quand même attendu 1 heure avant de pouvoir accéder à la fameuse expo. Mais quelle joie de savourer le travail de Doisneau aussi bien mis en valeur ! J’ai quand même halluciné devant 2 cameraman du journal de France 2 qui harcelaient une pauvre maman avec son bébé en poussette pour qu’elle fasse et refasse le même petit passage devant une grande photo, pour faire style « oh tiens que c’est joli » de manière vachement naturelle vous imaginez. Cela veut quand même dire que même les reportages du journal télé, censés représenter un événement culturel populaire, sont délibérément mis en scène et orientés dans le sens voulu ; ça laisse imaginer à quel point on est berné par les reportages sur les infos plus cruciales de ce monde, mais là c’est un autre débat…
Pour terminer, je vous dirais que ma première soirée à Paris a été placée sous le signe de la dégustation de mes merveilles gourmandes devant M6 et « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux »… J’ai beau ne rien y connaître en cheval, je me pâme devant le magnifique Robert Redford et je pleure à chaque fois comme une madeleine… Et puisqu’on parle de madeleine... alors figurez-vous que les madeleines de Fauchon je les ai quand même attaquées ce soir là, avec une mention spéciale au parfum orange et au parfum caramel… terrible ! Quant au saint honoré rose et framboise, il avait mauvaise mine parce qu’il avait quand même beaucoup voyagé dans tout Paris avant d’atterrir dans mon assiette… Mais malgré ça, je peux vous dire qu’il était à la hauteur de sa réputation !
Et bien voilà, j’en ai terminé de ce très long récit de mes aventures de Parisianista totalement morte de fatigue à l’heure où je vous parle… C’est quand même moins éprouvant de vivre à Lyon !