3 posts tagged “chaussures”
Il m’arrive un truc horrible, je suis consternée…
Voila, je vous explique, en Octobre dernier je vous avais fait une note intitulée « 2006, année noire pour les achats de chaussures » (et oui pardonnez-moi mais on va encore parler pieds sur ce blog…). Je vous parlais à cœur ouvert d’une espèce de psychose de l’achat de chaussures, mais dans le style « psychose tournée vers la notion d’échec », c’est un concept à moi. Autrement dit, comment systématiquement faire LE mauvais achat de chaussures. Bon… Vous aviez vu que j’avais pas mal rectifié le tir en 2007, on peut même dire que j’étais sur une espèce de courbe ascendante vers la guérison, et que dans mes achats de bottes hivernales j’aurais limite pu remporter le prix de « best shoe shoper of the year » (c’est également un concept à moi).
Bref, avant-hier, visite chez mon marchand de journaux habituel, partie pour acheter ELLE, finalement je repars sans ELLE mais avec 24 autres revues sous les bras, dont…. je l’avoue…. PUBLIC. Oui, bon, voilà, on va pas s’emballer, je suis très « people ». Je feuillette le truc tranquille à la maison, comme d’habitude, rien de transcendant… Sauf que mes yeux se posent, on ne sait trop pourquoi, sur une page de pub pour un film avec Sandrine Bonnaire et Pascal Légitimus. Oui, je sais, association étrange d’acteurs mais bon, c’est pas le propos.
Et là, je prends la baffe du siècle : Sandrine Bonnaire porte sur l’affiche du film les MÊMES CHAUSSURES QUE MOI !!! Non mais attendez, MES chaussures de 2006, les fameuses « sandales » sexy, hautes, ouvertes et tout le bazar, pour lesquelles j’avais finalement opté au bout de mon troisième échange pathétique chez MINELLI !! Sauf que là où il y a drame, c’est que Madame (Mademoiselle ?) Bonnaire les porte avec une espèce de robe serpillière de Mémé, pas un soupçon de classe sur elle, les ongles mêmes pas vernis, dans une espèce de position improbable qui donne à ces magnifiques chaussures un air d’équipement pour pieds de seconde zone (je vous ai mis la photo). Je suis consternée !! Et en plus je ne veux pas dire, mais pour un film qui sort au Printemps 2007, faire porter à l’actrice principale des chaussures de la collection MINELLI 2006, c’est pas le travail de styliste le plus remarquable qu’on ait pu admirer, hein !
C’est la loose totale, je suis atterrée… Ils nous auraient mis Alice Taglioni avec MES chaussures, les jambes sveltes et huilées, la pose de mannequin qui tue, les accessoires branchouilles pour aller avec, là d’accord ! Mais là, écoutez, franchement, Sandrine Bonnaire quoi, qui porte mes chaussures sans aucun effort de style, c’est la désacralisation totale de ma seule réussite shoping de l’année dernière…J’ai les boules… Du coup je suis obligée d’aller m’en racheter une paire pour cette année, c’est bête quand même !...
(Pour info, MINELLI a quand même sorti une collection de la mort pour cet été, il y a des coloris terrible genre rose poudré et taupe scintillant, les sacs assortis, c’est un véritable enfer tentateur, n’y allez pas…)
On pensait que l’hiver polaire revenait : hop, on ressort les moufles et le bonnet, et pour ma part les chaussons chauffants pour dormir. Et puis voilà que finalement le soleil est de retour, le manteau en laine devient super pénible à supporter dans le métro, et limite on pourrait sortir les tongs. Bon, ça en soi, c’est pas ce qui me gêne le plus, je suis « miss tong » de Juin à Octobre ; alors attention quand même, pas n’importe lesquelles non plus, hein ! Non, non, je porte exclusivement les tongs brésiliennes de marque « Havaïanas », le top du confort et du staïle. J’en ai 12.000 paires, de toutes les couleurs, avec des motifs, pas de motifs, le drapeau brésilien ou pas le drapeau brésilien. Bref, les tongs c’est la résurrection du pied 4 mois par an !
Sauf que, peut être avez-vous comme moi une certaine difficulté à assumer la transition « bottes talons hyper fashion - tongs brésiliennes hyper découvertes » (bien sûr, il est alors plus que jamais indispensable de refaire votre vernis des pieds super nickel, n’est ce pas Princesse 101…Le rouge noir de Chanel étant le basique le plus sûr, par pitié évitons les roses fuchsia ou les orangés douteux, au pire une jolie French pédicure si vous avez du temps et des sous à perdre). Bref, l’idée c’est que du coup, votre peau du pied n’est plus vraiment habituée à s’exposer comme ça, toutes voiles dehors, et que souvent il faut la réadapter à la sensation « tong ». J’entends par là la désagréable impression d’avoir une râpe à fromages entre les deux orteils, un peu comme si vous aviez mis des gaines de grand-mère tout l’hiver et que d’un coup vous ne portiez plus que des strings, vous voyez ?
Donc je ne sais pas pour vous, mais moi pendant genre 2 semaines, j’ai la peau super irritée entre les deux orteils, limite c’est une torture. Et alors, accrochez-vous bien, c’est là qu’entre en scène la révélation de l’année 2007 ! Je vous en avais déjà parlé en exclusivité lors de mon compte rendu du Salon International de la Lingerie de février dernier : voici l’apparition dans les rayons de nos grands magasins, dès le mois de Mai prochain, de la chaussette pour tong !
Alors je vous explique le truc : en fait vous avez le choix entre plusieurs modèles, du plus invisible au plus extravagant (à fleurs ou à plumes), et c’est la marque Olympia qui fait ça. Moi je trouve que le petit modèle à plumes est tout à fait ravissant ; je me demande même si je ne le porterais pas pour mes tongs de maison, vous savez celles qui sont réservées à l’usage domestique, pour faire genre « cocoon brésilien ». Sympa pour le soir : « Chéri j’ai sorti mes petites chaussettes à plumes pour mes tongs de maison, si tu es sage je mets le boa assorti et je t’attache aux barreaux du lit » Hum… Oui bon, je dérape là….
En tout cas, l’idée c’est donc de porter ces petites chaussettes, soit le temps que votre pied se réadapte au port de la fameuse tong, soit d’en faire un accessoire permanent si vous assumez le côté « je suis ridicule et j’aime ça », c’est vous qui voyez !
PS : si vous optez pour le port régulier de la tong tout l’été comme moi, et si vous ne voulez pas vous tapez la honte à la piscine avec toute la couche de corne incrustée que vous allez amasser là-bas dessous, n’oubliez pas de décaper vos plantes de pieds HYPER régulièrement …Je conseille la pierre ponce et la crème très exfoliante spéciale pieds à callosités épaisses (aux 5 acides de fruits et véritables grains de pierre ponce) de chez Scholl, très efficace…
Bon là ça devrait aller, entre la pub pour Olympia et la pub pour Scholl, faudrait pas pousser non plus !!
Cette année 2006 est pour moi une année noire en matière d’achats de chaussures. Je m’explique : pour la première année, j’ai voulu assumer ma grande passion pour les chaussures et me faire plaisir (c’était avant d’être obligée de repasser pour l’homme profil monoparental de ma note « fabulon c’est fabuleux », vous n’avez qu’à lire…).
Mais alors là, catastrophe, à chaque fois que j’ai acheté une paire, et bien en fait ça n’allait jamais dès mon retour à la maison avec le précieux paquet sous le bras ! Incroyable !! Soit j’avais mal aux pieds, soit je me rendais compte que je n’avais rien pour aller avec, soit mon miroir me renvoyait une image de mes pieds très déplaisante par rapport à celui du magasin, soit je n’arrivais même pas à faire 3 pas tellement les talons étaient fins et instables ! Alors c’est là que je m’insurge et que je vous demande : mais enfin, qu’est ce qui m’arrive ?
Comment peut-on être assez gourde pour ne pas s’en rendre compte sur place, avant de débiter sa carte bleue d’une centaine d’euros ? (et bein oui, vous avez sûrement remarqué comme moi que maintenant la moindre paire de pompes vous coûte un œil ; même chez André qui n’est quand même pas le temple du style en matière de shoes tellement ils mettent du synthétique de partout, et bien la moindre paire, c’est déjà 50 euros…)
Comme je suis une bonne copine, je vous livre la liste de mes grosses erreurs d’appréciation, en mettant toute ma fierté de côté :
- Avril : achat d’une paire sur e-bay, dans ma taille hein bien sur, mais qui en fait est trop grande (allez savoir qui c’est le gars qui se planque derrière tout ça et qui fabrique des 39 qui sont en fait des 40, vous voyez le genre…) ; dépitée par cette paire dont je ne peux rien faire, je la retourne au vendeur en faisant tout un cinéma pour qu’il me l’échange contre une autre que j’avais repérée sur son site, et cette fois je prends donc un… 38 ! voilà, je vois que vous suivez… Et oui, un 38, comme ça je suis sure que ça taillera enfin comme un 39. Je reçois ladite paire et je vous le donne en mille : trop petite… Bon alors forcément, au bout de 3 envois en colissimo à mes frais, vous vous doutez bien que j’ai laissé tomber. Résultat : j’ai une paire de chaussures 38 dans sa boite qui me nargue chaque matin dans ma penderie…
- Juin : canicule, et toujours pas de chaussures ouvertes mais néanmoins stylées dans lesquelles mes pieds peuvent respirer tranquille. Je pars donc en expédition vers Minelli, qui depuis 2 ans est dans une espèce de phase « revival », autrement dit refonte totale de son style, et propose des modèles hyper tendance dans des couleurs branchées. Je décide donc d’assumer ce choix de marque qui peut surprendre et je passe à peu près 1h30 dans la boutique, aux côtés d’un vendeur assez charmant (et accessoirement très patient..), car la collection doit comporter environ 2000 modèles. Talons, pas talons, pointus, bouts ronds, brides, fermées, ouvertes, noir, chocolat, toutes les tendances y passent, pour finalement m’arrêter pour un modèle chocolat dans le courant un poil rétro de la mode 2006, sorte de modèle salomé à talons bien stables. Le vendeur pousse enfin un soupir de soulagement en encaissant ma nouvelle acquisition… Mais une fois rentrée, je les essaie avec mes diverses tenues estivales et là, le drame : ça ne va pas du tout… Et puis cette couleur chocolat je ne m’y ferai jamais c’est pas possible. Désespérée à l’idée de voir se profiler mon 2ème échec d’achat chaussures de la saison, je retourne dès le lendemain dans la boutique Minelli, ou bien évidemment le vendeur se souvient très très bien de moi… Je fais un effort cette fois-ci et à la place de l’heure et demi de la veille, je me focalise sur un objectif de 45 minutes d’essayages pour réussir enfin à faire le choix optimal. Je repars avec une paire de chaussures, noires cette fois, pointues et à talons très fins, une espèce de basique de la saison pourrait-on dire. Je me précipite devant mon miroir en rentrant chez moi ; et là… je trouve le modèle plutôt pas mal, mais alors le problème c’est que mes doigts de pieds (surtout les gros) ne parviennent pas du tout à faire leur trou là-bas dedans ; autrement dit, je souffre le martyre tellement mes pieds sont comprimés dans ce petit bout de chaussure pointu !! Vous imaginez un peu ma tête là… Evidemment pas moyen de garder ça… Je Je prends donc mon courage à deux mains, et décide cette fois de retourner dans une autre boutique Minelli ; car dieu merci, ils ont eu la bonne idée d’en mettre plusieurs par ville ! (en tout cas dans les grandes villes) C’est une vendeuse qui m’aide cette fois-ci à faire un choix très audacieux : une paire de chaussures que l’on appelle dans le jargon « sandales » (mais qui n’ont rien à voir avec les sandales de grand-mère, vous me suivez quand même hein ?), très très ouvertes, très très hautes, mais alors diablement sexy : la paire parfaite ! Sauf que bien sur, moi qui voulait une paire de chaussures ouvertes, stylées, mais portables tous les jours, je me retrouve avec une paire de pompes magnifique mais immettables avec un jean ou une robe basique, puisque faites pour sublimer une robe de soirée ou une tenue de cocktail ; mais là c’est un autre débat. Je me tape quand même un peu la honte quand au moment de l’encaissement, je sors mon ticket d’échange et que la vendeuse s’aperçoit que j’en suis à mon troisième… Evidemment elle me le fait remarquer, ce qui m’oblige à limite me mettre à genoux pour l’implorer de me permettre de passer un été avec des chaussures qui ne me feront pas mal aux pieds… Ame charitable, elle accepte de m’échanger une fois de plus ces maudites chaussures…
Je suis obligée de vous avouer qu’à la suite de cet épisode, j’ai du acheter 2 autres paires de chaussures pour avoir quelque chose à porter au quotidien, car vous l’avez deviné, les fameuses chaussures Minelli diablement sexy, je ne les ai mises que 2 fois… J’ai donc investi dans un modèle onéreux de chez Bocage dont la semelle intérieure s’est décollée au bout de 3 jours, et dans un modèle de chez André (bein oui, pas de commentaire hein merci…) tout plastique qui m’a causé un corps hyper douloureux au petit doigt de pied gauche. Résultat : j’ai passé l’été dans mes 3 paires de tongs Havaïanas de l’année 2005…