Objectif smoking
Et allez, c’est reparti ! Cette fois, un aller retour ultra speed, départ de Lyon 14h00, retour par le train de 21h30, entre les deux, du boulot et des rendez-vous… Mais vous imaginez bien que, malgré ce timing serré, la place de la Madeleine m’a vue débouller haletante et littéralement impatiente de me jeter sur le fameux éclair smoking de chez Fauchon (voir post précédent pour ceux qui vraiment auraient raté l’apparition de cet ovni dans le paysage gourmand parisien)… J’ai fait un peu de forcing pour écarter les badauds et autres touristes qui s’agglutinaient l’air un peu idiot devant la vitrine de gâteaux, dans le style « laissez passer, c’est pour une urgence ». Bein oui quoi, il y a des gens qui viennent quand même de loin et qui, en plus, chamboulent tout leur itinéraire métro pour faire un crochet par la Madeleine, le tout sans arriver en retard à leur rendez-vous de 17h00 à l’autre bout de la ville ! Donc je suis navrée mais tout cela mérite un accueil carrément sur mesure, avec accès VIP au rayon « éclairs d’automne », « éclair smoking » et accessoirement « madeleines »…
Mais là, je me trouve nez à nez avec la bûche Megève, qui trône en vitrine comme une espèce de tentatrice mystérieuse et hyper charismatique il faut bien le dire… Je vous dresse le tableau : « cette bûche de Noël est décorée de meringues au chocolat et nature et composée d'une meringue française aux perles de chocolat, de mousse au chocolat Guanaja 70% de cacao et de feuillantine praliné ». Vous avez vu la photo, moi je suis carrément amoureuse de ce nouvel objet gourmand, non mais sincèrement comment résister c’est pas possible… Sauf que je n’allais quand même pas me prendre l’éclair smoking ET la bûche Megève format 8 personnes, la honte… Je me suis donc rabattue sur un éclair smoking, un éclair d’automne aux marrons et une madeleine à l’orange. Je me suis battue avec moi-même pour ne pas m’offrir le mug Fauchon en noir ou en rose, les confitures maison aux parfums de l’espace, les boites de chocolat terriblement odorantes, et pourquoi pas dans la foulée un petit Saint Marcellin et un saucisson pistaché… Vous avez vu, la fille hyper raisonnable quand même ! L’employé qui m’a servie m’a quand même un peu énervée en refusant de me mettre tout ça dans un sachet papier et non pas dans une boite hyper voyante et beaucoup trop grosse pour rentrer dans mon sac ; l’idée était d’éviter d’arriver à un rendez vous professionnel avec une boite Fauchon dans les bras… Mais ce cher monsieur m’a expliqué qu’il n’avait pas le droit de mettre des gâteaux dans un sachet papier. J’ai donc bourré ladite boite dans mon sac jusqu’à ce qu’on ne distingue quasiment plus l’objet du délit…
Ce n’est qu’en m’installant précipitamment dans mon train de retour que j’ai pu enfin déguster mes précieuses acquisitions, un peu écrasées quand même… Evidemment il a fallu que je me retrouve à une place dans un espace à 4, ou vous vous faites donc face 2 par 2. Pas moyen de me goinfrer discrètement donc… Tant pis j’assume ! Je commence à déballer mes petites affaires quand le charmant petit couple de djeun’s en face de moi se met à sortir d’un papier d’alu deux sandwichs au jambon de toute évidence faits maison ; je me suis donc payée un instant de honte-culpabilité en étant obligée d’étaler sur mes genoux la fameuse boite rose très voyante et surtout logotypée de tous les côtés…. Je me suis trouvée odieuse avec ma boite Fauchon en guise de repas du soir, alors qu’en face de moi se mangeait sans grande conviction deux bouts de pain ramollis et pas très appétissants il faut bien le dire… Mais en même temps, je suis obligée d’avouer que ce sentiment s’est très vite dissipé ; et oui je sais c’est moche. Il faut comprendre que la priorité du moment était de mordre enfin dans l’éclair smoking qui me fait de l’œil depuis 1 mois et demi….
Et bien finalement…. quelle déception ! Ah la la, c’est terrible d’écrire ça je vous assure… Amer et avec une saveur très effacée pour ne pas dire absente, idem pour l’éclair aux marrons. Heureusement la madeleine à l’orange a relevé le niveau. Les mains couvertes de crème et la bouche encore pleine, je me suis acharnée à faire rentrer la maudite boite rose dans la toute petite poubelle près de mes jambes : voilà ce que tu mérites, décevante boite Fauchon et ton serveur maniéré, une vulgaire poubelle de TGV !! Non mais alors, c’est pas possible ça ! Fauchon c’est fini, la prochaine fois je me fais Pierre Hermé… Enfin, façon de parler…
Comments
Peut etre qu'en ajoutant un mode vibrant sur cette buche de Megève, finalement décevante, l'objet aurait plus de succès...pardon mais je n'ai pas pu resister à cette association avec ton post "canard laqué"...La prochaine fois je ferai plus subtil promis
oui alors effectivement il va sans dire que je ne me ferai pas Mr. Hermé !! au mieux ses macarons...
le mode vibrant sur la bûche... mais pourquoi pas finalement!! elle a un beau design de vibromasseur cette bûche en fait!
je m'y reconnais parfois pareil quand je me fais plaisir et le fait de manger face aux autres (genre ds le métro parfois ou des sushi dans la rue face à d'autres qui bavent en nous regardant...) avec cette culpabilité,
Comme le dirait Kate, ou une autre...: j'adore!
MH
alors oui je suis une grande gourmande, mais tout au long de l'année, je suis plutot soupe / yaourt pour maintenir péniblement mon poids... du coup je me réserve des moments comme ça de temps à autre ça fait trop de bien! bon sauf là où franchement je ne me suis pas régalée... comme je vais venir régulièrement sur paris, de toute façon j'ai décidé de tous me les faire, Lenôtre compris!
Sinon, alors ça doit être moi qui ne comprend jamais rien au langage déguisé, mais c'est quoi un diner "daily monop avec un smoothie"??? je présume qu'il y a du monoprix là-dessous mais sinon je ne vois pas bien...
The stringler, hello! non mais c'est quoi ces pectoraux là?? je vais aller voir ton blog de plus près!
Demain, promis, je fais jambon cru en apéro avec un gin/vodka/martini, puis salade improvisée. 18 ans tourbé en digestif. (Y'a pas à dire, le resto d'entreprise me nourrit mieux: tartare d'avocat, riz et magret de canard, nage d'oranges et framboises)
a consommer avec modération....
Désolée, je reviens sur Fauchon, d'après mes sources (journalistes gastros ultra-pointus !), le meilleur en la matière est l'éclair de la Maison du Chocolat. Quant aux macarons, je n'ai pas trouvé mieux que Pierre Hermé, qui est absolument charmant, discret et fondant... http://www.pierreherme.com/content/FR/FR/lentreprise/index.cgi?cwsid=3654ph551FCE59ph6246036