2006, année noire pour les achats de chaussures...
Cette année 2006 est pour moi une année noire en matière d’achats de chaussures. Je m’explique : pour la première année, j’ai voulu assumer ma grande passion pour les chaussures et me faire plaisir (c’était avant d’être obligée de repasser pour l’homme profil monoparental de ma note « fabulon c’est fabuleux », vous n’avez qu’à lire…).
Mais alors là, catastrophe, à chaque fois que j’ai acheté une paire, et bien en fait ça n’allait jamais dès mon retour à la maison avec le précieux paquet sous le bras ! Incroyable !! Soit j’avais mal aux pieds, soit je me rendais compte que je n’avais rien pour aller avec, soit mon miroir me renvoyait une image de mes pieds très déplaisante par rapport à celui du magasin, soit je n’arrivais même pas à faire 3 pas tellement les talons étaient fins et instables ! Alors c’est là que je m’insurge et que je vous demande : mais enfin, qu’est ce qui m’arrive ?
Comment peut-on être assez gourde pour ne pas s’en rendre compte sur place, avant de débiter sa carte bleue d’une centaine d’euros ? (et bein oui, vous avez sûrement remarqué comme moi que maintenant la moindre paire de pompes vous coûte un œil ; même chez André qui n’est quand même pas le temple du style en matière de shoes tellement ils mettent du synthétique de partout, et bien la moindre paire, c’est déjà 50 euros…)
Comme je suis une bonne copine, je vous livre la liste de mes grosses erreurs d’appréciation, en mettant toute ma fierté de côté :
- Avril : achat d’une paire sur e-bay, dans ma taille hein bien sur, mais qui en fait est trop grande (allez savoir qui c’est le gars qui se planque derrière tout ça et qui fabrique des 39 qui sont en fait des 40, vous voyez le genre…) ; dépitée par cette paire dont je ne peux rien faire, je la retourne au vendeur en faisant tout un cinéma pour qu’il me l’échange contre une autre que j’avais repérée sur son site, et cette fois je prends donc un… 38 ! voilà, je vois que vous suivez… Et oui, un 38, comme ça je suis sure que ça taillera enfin comme un 39. Je reçois ladite paire et je vous le donne en mille : trop petite… Bon alors forcément, au bout de 3 envois en colissimo à mes frais, vous vous doutez bien que j’ai laissé tomber. Résultat : j’ai une paire de chaussures 38 dans sa boite qui me nargue chaque matin dans ma penderie…
- Juin : canicule, et toujours pas de chaussures ouvertes mais néanmoins stylées dans lesquelles mes pieds peuvent respirer tranquille. Je pars donc en expédition vers Minelli, qui depuis 2 ans est dans une espèce de phase « revival », autrement dit refonte totale de son style, et propose des modèles hyper tendance dans des couleurs branchées. Je décide donc d’assumer ce choix de marque qui peut surprendre et je passe à peu près 1h30 dans la boutique, aux côtés d’un vendeur assez charmant (et accessoirement très patient..), car la collection doit comporter environ 2000 modèles. Talons, pas talons, pointus, bouts ronds, brides, fermées, ouvertes, noir, chocolat, toutes les tendances y passent, pour finalement m’arrêter pour un modèle chocolat dans le courant un poil rétro de la mode 2006, sorte de modèle salomé à talons bien stables. Le vendeur pousse enfin un soupir de soulagement en encaissant ma nouvelle acquisition… Mais une fois rentrée, je les essaie avec mes diverses tenues estivales et là, le drame : ça ne va pas du tout… Et puis cette couleur chocolat je ne m’y ferai jamais c’est pas possible. Désespérée à l’idée de voir se profiler mon 2ème échec d’achat chaussures de la saison, je retourne dès le lendemain dans la boutique Minelli, ou bien évidemment le vendeur se souvient très très bien de moi… Je fais un effort cette fois-ci et à la place de l’heure et demi de la veille, je me focalise sur un objectif de 45 minutes d’essayages pour réussir enfin à faire le choix optimal. Je repars avec une paire de chaussures, noires cette fois, pointues et à talons très fins, une espèce de basique de la saison pourrait-on dire. Je me précipite devant mon miroir en rentrant chez moi ; et là… je trouve le modèle plutôt pas mal, mais alors le problème c’est que mes doigts de pieds (surtout les gros) ne parviennent pas du tout à faire leur trou là-bas dedans ; autrement dit, je souffre le martyre tellement mes pieds sont comprimés dans ce petit bout de chaussure pointu !! Vous imaginez un peu ma tête là… Evidemment pas moyen de garder ça… Je Je prends donc mon courage à deux mains, et décide cette fois de retourner dans une autre boutique Minelli ; car dieu merci, ils ont eu la bonne idée d’en mettre plusieurs par ville ! (en tout cas dans les grandes villes) C’est une vendeuse qui m’aide cette fois-ci à faire un choix très audacieux : une paire de chaussures que l’on appelle dans le jargon « sandales » (mais qui n’ont rien à voir avec les sandales de grand-mère, vous me suivez quand même hein ?), très très ouvertes, très très hautes, mais alors diablement sexy : la paire parfaite ! Sauf que bien sur, moi qui voulait une paire de chaussures ouvertes, stylées, mais portables tous les jours, je me retrouve avec une paire de pompes magnifique mais immettables avec un jean ou une robe basique, puisque faites pour sublimer une robe de soirée ou une tenue de cocktail ; mais là c’est un autre débat. Je me tape quand même un peu la honte quand au moment de l’encaissement, je sors mon ticket d’échange et que la vendeuse s’aperçoit que j’en suis à mon troisième… Evidemment elle me le fait remarquer, ce qui m’oblige à limite me mettre à genoux pour l’implorer de me permettre de passer un été avec des chaussures qui ne me feront pas mal aux pieds… Ame charitable, elle accepte de m’échanger une fois de plus ces maudites chaussures…
Je suis obligée de vous avouer qu’à la suite de cet épisode, j’ai du acheter 2 autres paires de chaussures pour avoir quelque chose à porter au quotidien, car vous l’avez deviné, les fameuses chaussures Minelli diablement sexy, je ne les ai mises que 2 fois… J’ai donc investi dans un modèle onéreux de chez Bocage dont la semelle intérieure s’est décollée au bout de 3 jours, et dans un modèle de chez André (bein oui, pas de commentaire hein merci…) tout plastique qui m’a causé un corps hyper douloureux au petit doigt de pied gauche. Résultat : j’ai passé l’été dans mes 3 paires de tongs Havaïanas de l’année 2005…
Comments
Réfléchis: tu as dû en avoir pour entre 90 et 130 € par paire, là. Le calcul est vite fait (bon, 450 , j'admets que c'est mon petit problème à moi, hein), tu as déjà dépensé au moins 270 € avec trois paires pas très entousisamantes.
C'est à ce jour ce que j'ai trouvé de mieux pour ne plus jamais me tromper (le coup de foudre pour une paire de pompe est souvent infaillible). Et tu n'as plus mal, même perchée à 10 centimètres du sol.
Sinon, cet hiver, André propose des escarpins adorables, noirs vernis à talons en bois, ou les mêmes en bottines, qui sont absolument ravissantes. Je te conseille d'aller y voir si tu n'es pas prête à perdre un bras dans une paire de chaussures, elles sont vraiment très jolies. Et puis les bottine,s c'est facile à porter avec n'importe quel pantalon et ça fait pas trop mal aux pieds.